Existe-t-il une solitude plus grande que celle d'un être humain qui doit affronter la mort tout seul, sans personne pour l'accompagner ?

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Dans le voisinage de la mort, les hommes ne cherchent pas seulement à sauver leur vie, ils cherchent aussi à prendre la mort de vitesse.
J'ai un dicton qui m'oblige à rester debout : tant que dans le monde une seule personne n'est pas libre ou souffre, personne ne peut être libre ou heureux. J'y crois. Oui, j'ai la rage.
La haine peut servir de moteur pendant un certain temps - pas davantage. Elle peut te donner une force un peu illusoire, mais elle reste toujours en premier lieu un parasite qui te dévore.
Un amour peut éventuellement remplacer un autre amour, mais l'ancien reste toujours là. On vit sa vie avec des doubles fonds - sans doute pour ne pas couler si l'un d'eux se révèle être percé.
La mort dérange toujours, quelle que soit son heure.
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Dans la même œuvre

Ce n'est pas facile de mourir, dit-il. C'est la seule chose que personne peut nous apprendre.
Les Blancs n'ont jamais compris l'importance des esprits dans la vie d'un être humain. Ils n'ont jamais compris la nécessité de maintenir de bonnes relations avec les âmes de nos ancêtres. Ils n'ont jamais compris que la vie d'un homme est une lutte incessante pour parvenir à garder les esprits de bonne humeur.
J'ai du mal à expliquer ce que je veux dire. Mais il m'arrive parfois de me sentir entouré d'un grand vide. Comme si j'étais enfermé dans un espace énorme, délimité par un voile invisible et infranchissable.
Pour quelle raison la barbarie porte-t-elle toujours un visage humain ?
Je crois vraiment que l'on peut deviner qu'une personne est amoureuse à sa manière de marcher. Les pieds frôlent à peine la surface de la terre, tout sentiment de peur disparaît et le temps s'effiloche comme la brume au moment du lever du soleil. p 168