Et si nous étions tous à la poursuite de quelque chose que nous possédons déjà ?

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Au fond, je crois que ce n'est rien d'autre que ça, l'amour: l'envie de vivre les choses à deux, en s'enrichissant des différences de l'autre.
C'est nul, il le sait bien, mais c'est comme ça. Ses relations dépassent rarement la semaine. C'est un choix : il se refuse de rester en couple sans être amoureux. Ce serait hypocrite et lâche.
Elle savait que les sentiments étaient souvent plus destructeurs et dangereux qu'une balle d'un 9 mm ou que la lame tranchante d'un sabre.
Mais toi, tu crois à autre chose : à cette idée qu'il n'y aurait sur cette terre qu'une seule personne faite pour nous. Comme une sorte de part manquante originelle dont on aurait gardé la marque dans notre chair et dans notre âme.
Certaines choses sont faciles à commencer, mais elles ne prennent leur sens véritable que lorsqu'on les a achevées.
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Dans les moments vraiment flippants de l'existence, on est tout seul. On est tout seul quand l'amour s'en va, tout seul quand les flics débarquent au petit matin, tout seul face au médecin qui nous annonce un cancer, tout seul quand on crève.
Et dans un dernier souffle, je comprends tout: que le temps n'existe pas, que la vie est notre seul bien, qu'il ne faut pas la mépriser, que nous sommes tous liés, et que l'essentiel nous échappera toujours.
Pour être heureux je crois qu'il faut avoir souffert auparavant. Je crois que c'est en résistant au malheur qu'on a une chance de gagner le bonheur.
Et si nous étions tous à la poursuite de quelque chose que nous possédons déjà.
Le destin, ça n'existe pas. Le destin, c'est l'excuse de ceux qui ne veulent pas être responsables de leur vie. La vérité, c'est qu'on ne récolte que ce qu'on a semé.