Et, je le répète, on est populace en haut aussi bien qu'en bas. J'ai donc dit qu'il fallait aimer le peuple ; un plus sévère eût ajouté peut-être : et haïr la populace. Je me suis contenté de la dédaigner.

À lire aussi de Victor Hugo

Les aristocrates ont pour orgueil ce que les femmes ont pour humiliation, vieillir.
Enfant, vous êtes l'aube, et mon âme est la plaine - Qui des plus douces fleurs embaume son haleine - Quand vous la respirez; - Mon âme est la forêt dont les sombres ramures - S'emplissent pour vous seul de suaves murmures - Et des rayons dorés.
Adieu!... Il y a quelque chose de saisissant dans ce mot; c'est comme si l'on se renvoyait à l'éternité!
Paris est né, comme on sait, dans cette vieille île de la Cité qui a la forme d'un berceau. La grève de cette île fut sa première enceinte, la Seine son premier fossé.
Il pouvait beaucoup pour les malheureux. Il les faisait rire. Et, nous l'avons dit, faire rire, c'est faire oublier. Quel bienfaiteur sur la terre, qu'un distributeur d'oubli !
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Dans la même œuvre

Ce que je ne dédaigne pas, monsieur, c'est la plainte d'un homme de coeur et de bonne foi, même quand il est injuste. Je cherche à l'éclairer : c'est pour moi un devoir de conscience.
Je n'ai pas dit : la populace, j'ai dit : les populaces. Dans ma pensée, ce pluriel est important. Il y a une populace dorée comme il y a une populace déguenillée ; il y a une populace dans les salons, comme il y a une populace dans les rues. À tous les étages de la société, tout ce qui travaille, tout ce qui pense, tout ce qui aide, tout ce qui tend vers le bien, le juste et le vrai, c'est le peuple ; à tous les étages de la société, tout ce qui croupit par stagnation volontaire, tout ce qui ignore par paresse, tout ce qui fait le mal sciemment, c'est la populace. En haut : égoïsme et oisiveté ; en bas : envie et fainéantise : voilà les vices de ce qui est populace. Et, je le répète, on est populace en haut aussi bien qu'en bas. J'ai donc dit qu'il fallait aimer le peuple ; un plus sévère eût ajouté peut-être : et haïr la populace. Je me suis contenté de la dédaigner.
Je n'ai pas dit : la populace, j'ai dit : les populaces. Dans ma pensée, ce pluriel est important. Il y a une populace dorée comme il y a une populace déguenillée ; il y a une populace dans les salons, comme il y a une populace dans les rues.
À tous les étages de la société, tout ce qui travaille, tout ce qui pense, tout ce qui aide, tout ce qui tend vers le bien, le juste et le vrai, c'est le peuple ; à tous les étages de la société, tout ce qui croupit par stagnation volontaire, tout ce qui ignore par paresse, tout ce qui fait le mal sciemment, c'est la populace. En haut : égoïsme et oisiveté ; en bas : envie et fainéantise : voilà les vices de ce qui est populace.