Notre bien et notre mal ne tient qu'à nous. Offrons-y nos offrandes et nos voeux, non pas à la fortune: elle ne peut rien sur nos moeurs.
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Et ce n'est pas la recette à une seule maladie: la mort est la recette à tous maux.
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À lire aussi de Michel de Montaigne
Qui ne se donne loisir d'avoir soif, ne saurait prendre plaisir à boire.
Nous savons dire : Cicéron dit ainsi ; voilà les moeurs de Platon ; ce sont les mots mêmes d'Aristote. Mais nous, que disons-nous nous-mêmes ? que jugeons-nous ? que faisons-nous ? Autant en dirait bien un perroquet.
Comme aux accoutrements, c'est pusillanimité de se vouloir marquer par quelque façon particulière et inusitée; de même, au langage, la recherche des phrases nouvelles et de mots peu connus vient d'une ambition puérile et pédantesque.
La vieillesse nous attache plus de rides en l'esprit qu'au visage.
Dans la même œuvre
... le sage vit tant qu'il doit, non pas tant qu'il peut.
La vie dépend de la volonté d'autrui; la mort, de la nôtre.
C'est faiblesse de céder aux maux, mais c'est folie de le nourrir.
... quelquefois la fuite de la mort fait que nous y courons.
... c'est une maladie particulière, et qui ne se voit en aucune autre créature, de se haïr et dédaigner.