Œuvre

Essais, I, 50

Tout mouvement nous découvre.
Notre bien et notre mal ne tient qu'à nous. Offrons-y nos offrandes et nos voeux, non pas à la fortune: elle ne peut rien sur nos moeurs.
Je ne pense point qu'il y ait tant de malheur en nous comme il y a de vanité, ni tant de malice comme de sottise; nous ne sommes pas si pleins de mal comme d'inanité; nous ne sommes pas si misérables comme nous sommes vils.
Car ce qu'on hait, on le prend à coeur.