En vérité, je ne me suis toujours pas écroulé. Du moins, pas comme j'aurais aimé le faire, en sanglotant comme un enfant qui comprend que ses parents sont partis. Je me sens comme une huître très fermée. Comme si l'énormité de cette émotion était impossible à faire sortir. Presque trop dangereuse. Il est évident que j'ai un travail à faire là-dessus.

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J'ai souvent l'impression que les gens ne m'aiment pas. Ma confiance en moi est dévastée. Et cela, j'en suis sûr, vient en grande partie de mon passé le plus ancien.
Pour un acteur, faire un film historique, c'est vivre son rêve de changer d'époque, de voyager dans le temps. Ça nous remet en contact avec l'idée initiale d'enfant qui est de se déguiser, tout simplement.
Ce n'est pas rien d'être le fils d'un personnage comme Georges Wilson. Et ce n'était pas rien non plus d'être le fils de ma mère… J'ai plusieurs fois ressenti le besoin de parler. Mais là, c'est fondamental, j'ai beaucoup de choses à lâcher. Je serre les dents depuis longtemps.
Mon père était fou amoureux de mon frère. Il était son prince, et moi le vilain petit canard. Il y avait une disparité absolue dans la façon dont il nous traitait.
Un spectacle de lecture s'accompagne bien de musique. On a besoin de reposer l'oreille, la voix. Il ne faut pas que la musique soit illustrative, mais qu'elle soit un complément qui raconte ce dont on parle.
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Ce n'est pas rien d'être le fils d'un personnage comme Georges Wilson. Et ce n'était pas rien non plus d'être le fils de ma mère… J'ai plusieurs fois ressenti le besoin de parler. Mais là, c'est fondamental, j'ai beaucoup de choses à lâcher. Je serre les dents depuis longtemps.
J'ai plusieurs fois ressenti le besoin de parler. Mais là, c'est fondamental, j'ai beaucoup de choses à lâcher. Je serre les dents depuis longtemps.
Mes parents ont longtemps considéré la fratrie comme une entité : on était « les garçons ». Sauf qu'il y en avait un qui avait un an et demi de moins, et qui était plus fragile physiquement. Il a fallu que je lutte bec et ongles pour prendre une place. Et pour me faire aimer.
Mon père était fou amoureux de mon frère. Il était son prince, et moi le vilain petit canard. Il y avait une disparité absolue dans la façon dont il nous traitait.
J'ai décidé d'être acteur vers 15 ans, en assistant à la projection des Trois Mousquetaires de Richard Lester, avec mon père. C'était une grande première très spectaculaire, avec des photographes, des vedettes, une rangée de mousquetaires sur les Champs-Élysées… C'était l'émerveillement le plus total. Mais tellement superficiel ! Pourtant, la graine s'est plantée à ce moment-là. Et je me souviens, le lendemain, m'être dit : « Mon talent n'est pas énorme, mais j'y arriverai, par acharnement. » Je suis un tenace.