La surface des eaux demeure l'éternel miroir, elle réfléchit le ciel et garde son intégrité.
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En pleine mer, à des milles de tout lieu habité, nous sommes soudain dans l'étrange monde d'une industrie à la fois parfaitement mécanisée et primitivement sauvage. Dans un cirque de monstres affamés. Cramponné au-dessus de l'invisible, chacun danse à son cap, séparé du butin par une masse d'eau secouée.
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Choisir, toujours choisir, implique constamment la multiplicité et la démesure des choses. Ici, on ne choisit pas, on subit des situations indiscutables. On n'efface pas les approches de l'orage: on le prévoit, et l'ayant prévu, on gouverne en conséquence.
La honte me brûle le visage : c'est ça l'inconnu, le pouvoir de l'inconnu. Il vous appelle, on s'élance, on s'élance pour le rejoindre, il fuit…
En poursuivant le rêve que je viens d'atteindre sans le saisir, je pensais avoir murmuré des syllabes qui lui donnaient sa vérité : ô Afrique noire, j'aimais l'évocation de ta puissance énorme et sombre, embrasée d'un éternel soleil, et mon désir centré sur l'unité d'un nom appelait un seul être qui n'aurait eu qu'un seul visage. En t'approchant, j'ai fait comme partout au monde, j'en ai vu mille, et chacun d'eux en masquait mille autres… Sans doute je n'oublierai jamais le premier accostage à travers les barres écumeuses de l'Atlantique ni le premier sommeil sur le sable.
La surface des eaux demeure l'éternel miroir, elle réfléchit le ciel et garde son intégrité. En se penchant vers l'épaisseur des eaux, chacun n'y verra que le reflet de lui-même ; en se relevant, son regard se perdra dans le cercle d'horizon.
Dans la même œuvre
Parfois l'épreuve de l'absence tourmente les équipages. On espère des nouvelles, en même temps on les craint.
Toute une province à la fois ancestrale ment maritime et solidement paysanne est venue s'imposer à nous, et à chaque évocation de la famille et du port fait croire à a stabilité des choses. Ce courrier qui vient de nous être apporté, c'est la terre, la seule, la vraie : la terre qui porte la maison.
Au-dessus de nous, l'espace ; au-dessous, un miroir ; la surface des eaux est pareille au regard de beaux yeux ouverts ; on s'y perd sans comprendre. La surface des eaux demeure l'éternel miroir, elle réfléchit le ciel et garde son intégrité.
Au-dessus de nous, l'espace ; au-dessous, un miroir ; la surface des eaux est pareille au regard de beaux yeux ouverts ; on s'y perd sans comprendre.
La surface des eaux demeure l'éternel miroir, elle réfléchit le ciel et garde son intégrité.