Ah! ne me ravis pas au charme d'être ensemble ! - \r\nAh ! laisse-moi jouer avec tes longs cheveux, - \r\nPresser ta main, cueillir à la lèvre qui tremble - \r\nUn baiser plein d'aveux;\r\n
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Elle serre en ses bras les fils qu'elle a nourris ; - \r\nSon être maternel se fond dans sa tendresse ; - \r\nSon regard est un soin, son geste une caresse ; - \r\nSon âme en ses baisers vient sur leurs fronts chéris.
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Le bonheur, c'est l'amour. L'amour est solitaire. L'une à l'autre unissons les molles voluptés ; Aimons, et de l'amour tressons avec mystère Les rêves enchantés.
L'heure échappe à jamais, d'une autre heure suivie ; - \r\nLa mort vient.... A l'amour abandonnons nos jours ! - \r\nDans ce bain idéal qui rafraîchit la vie - \r\nPlongeons-nous pour toujours !
Je t'aime, et depuis lors ma vie en toi s'arrête. - \r\nJe n'aime plus les voix des instruments émus, - \r\nLes chants, les cris légers, les danses de la fête, - \r\nJe ne les aime plus.
Que j'aime mon vieux bourg, mon vieux bourg de Bretagne - \r\nAvec sa grève aride et sa rude campagne - \r\nLui que la grande mer berçe de son bruit sourd - \r\nEt qu'endorment les vents. Je t'aime mon vieux bourg.
Dans la même œuvre
Dans l'ombre de la nuit le pur diamant brille ; - Chaste rubis d'amour, ô mère de famille, - C'est ainsi que tu luis dans ton obscurité.
Son âme en ses baisers vient sur leurs fronts chéris. - \r\nSon chagrin, c'est leurs pleurs , son bonheur leurs souris ; - \r\nElle ne songe point au monde , à son ivresse ; - \r\nHors du cercle adoré qui l'entoure et la presse, - \r\nDans son vaste horizon l'univers est sans prix.