Elle est transportée de confiance. Cette visite de l'Hôtel du Nord se prolonge mystérieusement en elle. Elle n'avait jamais imaginé un pareil milieu. Peut-être est- elle appelée à d'étranges rencontres ? Bah ! toute vie mérite qu'on s'y attache.

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Une chambre accueillante et rajeunie d'étoffes et de dentelles.
Souvent, je m’étends sur mon lit, et je m’efforce de fixer mon esprit sur un souvenir, un événement précis de ma vie. Mais bientôt d’autres pensées m’assaillent, venues je ne sais d’où, et me voilà si loin de ma pensée première. Je rêvasse. Presque incapable de suivre avec force et longuement une pensée. Cela est commun, et banal, sans doute. Décourageant. Je ne puis lutter avec succès que si j’écris. Du reste, j’aime assez cette « rêvasserie ». Bien qu’elle dévore des heures que je pourrais consacrer à l’étude, à la lecture.
L'important c'est de n'être que de passage.
Je traîne, je traîne ma vie et mon passé. Je n’ai pas le désir d’écrire. Rien. Le départ, un voyage pour mettre fin à cet état. Y mettre fin, ce n’est pas sûr. Tout croule, hors certain sens de vivre, et le travail. Amour, gloire, beauté, jeunesse, ah ! tout ça, des cendres. À quoi m’accrocher ? que sera demain ma vie, la vie ? Elle ne me semble parfois plus possible. Et cependant, je vivrai, je crois. Et le désire.
La vie que nous menons est si trépidante, mouvementée, surprenante, incohérente quelquefois, que je ne trouve guère le moment d’ouvrir ce carnet. Et puis, je ne m’en sens pas le goût ; ou encore, cette vie commune ne m’en laisse pas le loisir, on discute, on traîne, on s’attend. Et ainsi, les jours ont passé ;
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Une chambre accueillante et rajeunie d'étoffes et de dentelles.
Les plus jeunes posent aux gars «affranchis» avec leur pantalon à pattes d'éléphant, leur foulard tordu sur leur nuque rasée.
toute vie mérite qu'on s'y attache
Il aimait prendre une « bonne cuite » l'hiver, avant de se coucher. Elle l'avait rendu exigeant et difficile. La vie à deux use le coeur d'un homme.
La vie à deux use le coeur d'un homme.