Pendant qu'il jouait avec elles je m'allongeais au soleil pour lire, me glissant comme une méduse dans les pages d'un roman.
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Depuis l'enfance, nous avions vu nos pères frapper nos mères. Nous avions grandi en pensant qu'un étranger ne devait même pas nous effleurer alors qu'un parent, un fiancé ou un mari pouvaient nous donner des claques quand ils le voulaient, par amour, pour nous éduquer ou nous rééduquer.
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À lire aussi de Elena Ferrante
Des mots : avec des mots on fait et on défait comme on veut.
J'avais grandi avec ces jeunes, je considérais leurs comportements comme normaux et leur langue violente était la mienne. Mais je suivais aussi tous les jours, depuis six ans maintenant, un parcours dont ils ignoraient tout et auquel je faisais face de manière tellement brillante que j'avais fini par être la meilleure. Avec eux je ne pouvais rien utiliser de ce que j'apprenais au quotidien, je devais me retenir, et d'une certaine manière me dégrader moi-même
J'ai fait beaucoup de choses ainsi, dans ma vie, sans conviction, et je me suis toujours sentie comme détachée de mes propres actions
Dans le monde, tout était équilibré et tout était risque : celui qui n'acceptait pas de prendre des risques et n'avait aucune confiance dans la vie dépérissait dans un coin.
Dans la même œuvre
Les choses qui n'ont pas de sens sont les plus belles.
Si rien ne pouvait nous sauver, ni l'argent, ni le corps d'un homme, ni même les études, autant tout détruire immédiatement.
Toute la vie, on aime des gens qu'on ne connaît jamais vraiment.
Des mots : avec des mots on fait et on défait comme on veut.
Parfois nous nous servons d'expressions absurdes et affichons des poses ridicules afin de dissimuler des sentiments pourtant simples.