Ca dure toute la vie, une évasion. C'est tout le temps à refaire.
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Demain, ils vont se quitter, et se quitter, pour eux, c'est se perdre, peut-être pour toujours.
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À lire aussi de Benoîte Groult
A l'aube, je me suis levée pour regarder par la fenêtre minuscule de quel gris était la pluie.
Jamais ne sera écrite la généalogie véritable de chaque humain, tissée de détours inouïs, fruit des hasards, des caprices ou des passions.
La mort des parents ne devient définitive que le jour où leurs enfants ne sont plus là pour les évoquer.
Fourier avait fait annoncer dans la presse qu'il serait à son domicile tous les jours à midi pour recevoir le mécène éventuel. Pendant des années... il ne manqua jamais de se trouver chez lui pour accueillir ce visiteur qui ne vint jamais.
Dans la même œuvre
Le bel âge après tout, c'est celui où l'on sait à quels rêves on tient le plus celui où l'on peut encore en réaliser quelques-uns.
Quand la vie tient ainsi tout entière dans l'instant et qu'on parvient à oublier tout le reste, on atteint peut-être la plus intense forme de joie.
Je n'avais que faire de beaux souvenirs en bocal. Je hais les beaux souvenirs. Je n'aime que les beaux avenirs.
Je mesurais à quel point dans une vie commune tout est une question de regard : on peut s'irriter ou s'attendrir devant un même geste selon que l'on cherche une raison de vivre avec quelqu'un ou de le quitter.
A vingt ans, on voudrait tout et on peut raisonnablement tout espérer. A trente ans, on peut croire encore qu'on l'aura. A quarante ans, il est trop tard. Ce n'est pas que l'on ait soi-même vieilli, c'est l'espérance qui a vieilli en soi.