Dans mon âme a fleuri le miracle des roses. – Pour le mettre à l’abri, tenons les portes closes. Vivien Renée

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Dans mon âme a fleuri le miracle des roses.
Pour le mettre à l’ abri, tenons les portes closes.
A l’heure des mains jointes (1906), Intérieur
Citations de Renée Vivien
Renée Vivien

3 réponses à “Dans mon âme a fleuri le miracle des roses. – Pour le mettre à l’abri, tenons les portes closes. Vivien Renée”

  1. dicocitations

    Chaque jour, quand je me réveille, je suis au fond d'un trou, tu vois. Un trou profond, noir. Si je passe une vraiment bonne journée, je parviens tout juste à émerger. A atteindre la surface. Et si je passe une journée fantastique, je peux même apercevoir un rayon de soleil. Sentir une fleur. Entendre un bébé rire. Mais si je passe une mauvaise journée – autant dire la plupart du temps -, alors là…

    Psycho, Richard Montanari

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  2. dicocitations

    Dans mon âme a fleuri le miracle des roses.
    Pour le mettre à l’abri, tenons les portes closes.

    Je défends mon bonheur, comme on fait des trésors,
    Contre les regards durs et les bruits du dehors.

    Les rideaux sont tirés sur l’odorant silence.
    Où l’heure au cours égal coule avec nonchalance.

    Aucun souffle ne fait trembler le mimosa
    Sur lequel, en chantant, un vol d’oiseaux pesa.

    Notre chambre paraît un jardin immobile
    Où des parfums errants viennent trouver asile.

    Mon existence est comme un voyage accompli.
    C’est le calme, c’est le refuge, c’est l’oubli.

    Pour garder cette paix faite de lueurs roses,
    O ma Sérénité ! tenons les portes closes.

    La lampe veille sur les livres endormis,
    Et le feu danse, et les meubles sont nos amis.

    Je ne sais plus l’aspect glacial de la rue
    Où chacun passe, avec une hâte recrue.

    Je ne sais plus si l’on médit de nous, ni si
    L’on parle encor… les mots ne font plus mal ici.

    Tes cheveux sont plus beaux qu’une forêt d’automne,
    Et ton art soucieux les tresse et les ordonne.

    Oui, les chuchotements ont perdu leur venin,
    Et la haine d’autrui n’est plus qu’un mal bénin.

    Ta robe verte a des frissons d’herbes sauvages,
    Mon amie, et tes yeux sont pleins de paysages.

    Qui viendrait, nous troubler, nous qui sommes si loin
    Des hommes ? deux enfants oubliés dans un coin ?

    Loin des pavés houleux où se fanent les roses,
    Où s'éraillent les chants, tenons les portes closes….
    [ Intérieur ]
    Poèmes de Renée Vivien

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    • Cochonfucius

      Si responsable fut le prince de sa rose,
      Pourquoi la plongea-t-il dans un tel désespoir ?
      Il ne lui écrivit, ni en vers, ni en prose,
      Et sans un mot pour elle, il mourut, un beau soir.

      Qui la voit maintenant, qui la sent, qui l'arrose ?
      Seule et vaine elle pousse et fleurit dans le noir,
      Au coucher du soleil sa splendeur qui s'expose
      S'augmente de ceci, que nul ne peut la voir.

      Le cadavre du prince appartient à la Terre
      Et son astéroïde à la fleur solitaire
      Ecoutant tristement les soupirs des volcans.

      Et certains jours encore elle voudrait bien croire
      A une autre façon de raconter l'histoire
      Et pense « Il reviendra, il reviendra… mais quand ? »

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