Pourquoi fêter la fin de l'enfance ? On ne danse pas quand quelqu'un meurt !
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Dans l'église, tout le monde récite les textes comme on déclare son nom. C'est quelque chose de familial. Dieu est un lointain cousin. Personne ne songe à remettre en cause une parenté.
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À lire aussi de Clara Dupont-Monod
Il n'existe pas de force plus intransigeante, et plus intègre, que la naissance d'une certitude.
J'aime la colère parce qu'elle a toujours quelque chose à révéler.
Écrire un poème, c'est s'offrir une trêve. Mieux : le rêve de ce qu'on ne sera pas. Les guerriers y abaissent leurs armes. Les pillards s'y découvrent mécènes. Les laides s'inventent ravissantes et les lâches, en quelques vers, tracent de grandes histoires de courage.
La mort unie les êtres, soude les villages. On l'aime pour cela. Sa menace rapproche les hommes. La mort, vous le voyez, est la pire ennemie de la solitude.
Dans la même œuvre
Etre seul ne signifie pas être isolé.
Comment font les souvenirs pour ne jamais mourir tout à fait ?
Pourquoi fêter la fin de l'enfance ? On ne danse pas quand quelqu'un meurt !
Est-ce vrai que chacun est digne d'amour ?
Aujourd'hui je comprends que la solitude est inscrite dans les lois du monde, au même titre que les feuilles des arbres ou le sang dans le corps. La solitude n'est pas un sentiment mais un élément organique. J'ai été vaniteux de croire que je pouvais y échapper.