Dès que je la quittais, elle grandissait à vue d'oeil. Je marchais dans la rue et je souriais à tout le monde, tellement je la voyais partout.

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Je m'empresse aussi d'ajouter que le béotien que je suis s'incline respectueusement devant le complexe d'Oedipe.
Après avoir longuement hésité entre la peinture, la scène, le chant et la danse, je devais un jour opter pour la littérature, qui me paraissait le dernier refuge, sur cette terre, de tous ceux qui ne savent pas où se fourrer.
Le rire, la moquerie, la dérision sont des entreprises de purification, de déblaiement, ils préparent des salubrités futures.
Je ne vois pas à quoi ça sert de rêver en arrière et à son âge elle ne pouvait plus rêver en avant.
Le monde s'était rétréci pour moi jusqu'à devenir une feuille de papier contre laquelle je me jetais de tout le lyrisme exaspéré de l'adolescence.
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Dans la même œuvre

J'ai pris encore un croissant. Elle préférait les tartines. C'est vrai que la France est coupée en deux. Il y a ceux qui préfèrent les tartines et ceux qui préfèrent les croissants.
C'est important quand on fait une déprime de sentir qu'il y a quelqu'un qui s'intéresse à vous au bout du fil et attend anxieusement de vos nouvelles. Ca vous donne de l'intérêt.
Ou bien elles se foutent dans la Seine avec leur nouveau-né, ou bien c'est leur Jules qui joue du couteau et les surine avec son eustache.
Je suis un fana des dictionnaires. C'est le seul endroit au monde où tout est expliqué et où ils ont la tranquillité d'esprit. Ils sont complètement sûrs de tout, là-dedans.
C'est toujours bon d'avoir quelque chose qu'on peut imaginer. Il est vrai que des fois ça monte trop haut et après on se casse la gueule. Moi j'ai souvent remarqué qu'il y a quelque chose avec la réalité qui n'est pas encore au point.