Comme du pourpre soir aux couleurs de cerise, - \r\nLaisser du coeur vermeil couler la flamme et l'eau, - \r\nEt comme l'aube claire appuyée au coteau - \r\nAvoir l'âme qui rêve, au bord du monde assise...

À lire aussi de Anna de Noailles

Mes livres je les fis pour vous, ô jeunes hommes, - Et j'ai laissé dedans, - Comme font les enfants qui mordent dans des pommes - La marque de mes dents.
Suavité ; j'ai mis mon coeur autour du monde.
Être dans la nature ainsi qu'un arbre humain, - \r\nÉtendre ses désirs comme un profond feuillage, - \r\nEt sentir, par la nuit paisible et par l'orage, - \r\nLa sève universelle affluer dans ses mains !
Aimer, c'est de ne mentir plus. - Nulle ruse, n'est nécessaire - Quand le bras chaleureux enserre - Le corps fuyant qui nous a plu.
Sentir, dans son coeur vif, l'air, le feu et le sang - \r\nTourbillonner ainsi que le vent sur la terre. - \r\n- S'élever au réel et pencher au mystère, - \r\nÊtre le jour qui monte et l'ombre qui descend.
Toutes les citations de Anna de Noailles →

Dans la même œuvre

Être dans la nature ainsi qu'un arbre humain, - \r\nÉtendre ses désirs comme un profond feuillage, - \r\nEt sentir, par la nuit paisible et par l'orage, - \r\nLa sève universelle affluer dans ses mains !
Vivre, avoir les rayons du soleil sur la face, - \r\nBoire le sel ardent des embruns et des pleurs, - \r\nEt goûter chaudement la joie et la douleur - \r\nQui font une buée humaine dans l'espace !
Sentir, dans son coeur vif, l'air, le feu et le sang - \r\nTourbillonner ainsi que le vent sur la terre. - \r\n- S'élever au réel et pencher au mystère, - \r\nÊtre le jour qui monte et l'ombre qui descend.
Avoir l'âme qui rêve, au bord du monde assise...