Si j'avais milité pour la résurrection d'Hitler, j'aurais eu moins de problèmes je crois. J'ai, sans le savoir et sans le vouloir, touché un tabou de notre société : la peur de la mort et de la vieillesse
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Ce serait toi, c'était toi, l'élue. Je ne voulais pas me marier parce que le mariage c'est pour toute la vie, et que toute la vie, pour t'aimer, me semblait un peu court. L'éternité serait un compromis.
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À lire aussi de Yann Moix
Celui qui n'est point passionné est un homme mort ; il est une carpe qui sèche sur la pierre du bassin, se tordant de douleur sous les rayons du soleil d'août.
Un corps de 50 ans, n'en déplaise à l'humanité, est moins agréable qu'un corps de 25. C'est ainsi. 50 ans est un âge atroce, vous quittez la catégorie des jeunes pour pénétrer dans celle des vieux. Certes, c'est la jeunesse de la vieillesse comme disait Hugo, mais c'est une entrée dans la fin. Qu'on le veuille ou non. Je suis le bouc-émissaire de ce déni.
Aimer, c'est rechercher une présence ; être en couple, c'est rechercher une compagnie. La présence me multiplie ; la compagnie me mutile. La présence m'amplifie ; la compagnie m'atrophie.
Un mec de talent est en concurrence avec les autres, alors qu'un génie n'est en concurrence qu'avec lui-même.
Dans la même œuvre
Le romantique est un propriétaire. Le don juan, un locataire.
On ne devrait communiquer que depuis l'anéantissement, l'amoindrissement, depuis cette absence momentanée de nous-même où, dévastés, nous sommes ouverts au monde comme une béance.
Tout était prévu pour que ça marche entre nous. Il suffisait que nous nous rencontrions. Nous nous sommes rencontrés. C'était le plus difficile à faire, se rencontrer (la preuve : je ne t'ai plus jamais rencontré par hasard depuis).
La promesse d'être avec quelqu'un m'a toujours rendu plus heureux que son effective présence.
L'amour est plus méchant que la guerre, puisque la guerre consiste à faire du mal à ceux que l'on n'aime pas.