Ce qui est mieux connu est mieux compris et mieux aimé.

À lire aussi de Raoul Vaneigem

Le coronavirus est devenu le révélateur de la faillite de l’État. Voilà au moins un sujet de réflexion pour les victimes du confinement forcé. Lors de la parution de mes Modestes propositions aux grévistes, des amis m’ont remontré la difficulté de recourir au refus collectif, que je suggérais, d’acquitter les impôts, taxes, prélèvements fiscaux. Or, voilà que la faillite avérée de l’État-escroc atteste un délabrement économique et social qui rend absolument insolvables les petites et moyennes entreprises, le commerce local, les revenus modestes, les agriculteurs familiaux et jusqu’aux professions dites libérales. L’effondrement du Léviathan a réussi à convaincre plus rapidement que nos résolutions de l’abattre.
Les lois d'une société irrespirable dispensent à tous la consolation équitable de ne pouvoir se sentir.
Pour un monde de jouissance à gagner, nous n'avons à perdre que l'ennui.
L'argent seul compte, car il est tout et permet tout.
Il n'existera qu'une commune damnation tant que chaque être isolé refusera de comprendre qu'un geste de liberté, si faible et maladroit soit-il, est toujours porteur d'une communication authentique, d'un message personnel adéquat.
Toutes les citations de Raoul Vaneigem →

Dans la même œuvre

Autorisez toutes les opinions, nous saurons reconnaître les nôtres.
Il n'y a ni bon ni mauvais usage de la liberté d'expression, il n'en existe qu'un usage insuffisant.
Aucune idée n'est irrecevable, même la plus aberrante, même la plus odieuse.
Tolérer toutes les idées n'est pas les cautionner. Tout dire n'est pas tout accepter.
Ce qui sacralise tue.