Il n'y a pas de plaisir qui ne soit à la recherche de sa cohérence.
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Pour un monde de jouissance à gagner, nous n'avons à perdre que l'ennui.
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À lire aussi de Raoul Vaneigem
Ce qui sacralise tue. L'exécration naît de l'adoration. Sacralisés, l'enfant est un tyran, la femme un objet, la vie une abstraction désincarnée.
Fallait-il le coronavirus pour démontrer aux plus bornés que la dénaturation pour raisons de rentabilité a des conséquences désastreuses sur la santé universelle - celle que gère sans désemparer une Organisation mondiale dont les précieuses statistiques pallient la disparition des hôpitaux publics ?
L'entreprise scolaire n'a-t-elle pas obéi jusqu'à ce jour à une préoccupation dominante : améliorer les techniques de dressage afin que l'animal soit rentable ?
Aucune idée n'est irrecevable, même la plus aberrante, même la plus odieuse.
Dans la même œuvre
La passion de la création, la passion de l'amour, et la passion du jeu sont à la vie ce que le besoin de se nourrir et le besoin de se protéger sont à la survie.
Il n'y a pas de plaisir qui ne soit à la recherche de sa cohérence.
La passion de créer fonde le projet de réalisation, la passion d'aimer fonde le projet de communication, la passion de jouer fonde le projet de participation. Dissociés, ces trois projets renforcent l'unité répressive du pouvoir.
Une société qui abolit tout aventure fait de son abolition la seule aventure possible.
L'entreprise scolaire n'a-t-elle pas obéi jusqu'à ce jour à une préoccupation dominante : améliorer les techniques de dressage afin que l'animal soit rentable ?