Dans le ferraillement verbal du prestige et de l'intérêt, avoir le dernier mot ne dissimule même plus qu'on a la dernière des vies.
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Les lois d'une société irrespirable dispensent à tous la consolation équitable de ne pouvoir se sentir.
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La liberté de parole ne fait qu'exprimer, pour le meilleur et, plus fréquemment pour le pire, ce qui est tapi dans le corps et la conscience de l'homme, dénaturé par des siècles d'inhumanité.
Pourchasser la bêtise et l'ignominie n'aboutit qu'à les rendre plus sournoises et plus haineuses. Ecraser l'infamie la ressuscite sous une autre forme, au lieu que favoriser le bonheur individuel en efface jusqu'au souvenir.
Il existe une corrélation évidente entre le coronavirus et l’effondrement du capitalisme mondial. Dans le même temps, il apparaît non moins évidemment que ce qui recouvre et submerge l’épidémie du coronavirus, c’est une peste émotionnelle, une peur hystérique, une panique qui tout à la fois dissimule les carences de traitement et perpétue le mal en affolant le patient.
Contester le danger du coronavirus relève à coup sûr de l’absurdité. En revanche, n’est-il pas tout aussi absurde qu’une perturbation du cours habituel des maladies fasse l’objet d’une pareille exploitation émotionnelle et rameute cette incompétence arrogante qui bouta jadis hors de France le nuage de Tchernobyl ? Certes, nous savons avec quelle facilité le spectre de l’apocalypse sort de sa boite pour s’emparer du premier cataclysme venu, rafistoler l’imagerie du déluge universel et enfoncer le soc de la culpabilité dans le sol stérile de Sodome et Gomorrhe.
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Le secret d'une autorité, quelle qu'elle soit, tient à la rigueur inflexible avec laquelle elle persuade les gens qu'ils sont coupables.
Dans le ferraillement verbal du prestige et de l'intérêt, avoir le dernier mot ne dissimule même plus qu'on a la dernière des vies.
Ce ne sont jamais les excès qui tuent, mais ce qui les contrarie.
Il n'y a déchange que de mauvais procédés.
La vraie tristesse de la solitude tient à ce que, loin d'y être seul avec soi, on y subit la pire compagnie, la présence intériorisée des autres, la loi du clan.