Ce qui étonne le plus un provincial dans une société de Paris, c'est comme tout sujet y est abordé sans vergogne.
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Ce qui distingue un romancier, un dramaturge, du reste des hommes, c'est justement le don de voir de grands arcanes dans les aventures les plus communes. Toutes les aventures sont communes, mais non leurs secrets ressorts.
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«Dis-moi ce que tu lis, je te dirai qui tu es», il est vrai, mais je te connaîtrai mieux si tu me dis ce que tu relis.
L'épreuve ne tourne jamais vers nous le visage que nous attendions.
Un auteur ne se décide à écrire une biographie entre mile autres, que parce qu'avec ce maître choisi il se sent accordé: pour tenter l'approche d'un homme disparu depuis des siècles, la route la meilleure passe par nous-mêmes.
Comment savoir si, derrière tel vieillard à bout de course, ne se dissimule pas une robuste Eminence grise, et si cette faiblesse n'est pas en réalité plus redoutable que la vigueur de tel autre rival bâti en force?
Dans la même œuvre
Ce qui étonne le plus un provincial dans une société de Paris, c'est comme tout sujet y est abordé sans vergogne.
Nous avons vu des femmes rejetées par leur milieu, abreuvées d'opprobres, uniquement «parce qu'on parlait d'elles».
Paris détruit les types que la province accuse.
L'affreux de la vie à la campagne, c'est d'être livré sans recours à la pluie, à la boue, à la neige, à la nuit.
Paris nous impose un uniforme; il nous met, comme ses maisons, à l'alignement; il estompe les caractères, nous réduit tous à un type commun.