Ce que nous vivions là, et nous en étions conscients tous les quatre, c'était un peu de rab. Un sursis, une parenthèse, un moment de grâce. Quelques heures volées aux autres...

À lire aussi de Anna Gavalda

Le piège, c'est de penser qu'on a le droit d'être heureux. Nigauds que nous sommes. Assez naïfs pour croire une seconde que nous maîtrisons le cours de nos vies.
L'important ce n'est pas le lieu ou on se trouve, c'est l'état d'esprit dans lequel nous sommes.
Puisque c'est ainsi. Puisque le temps sépare ceux qui s'aiment et que rien ne dure.
Elle pleure pour tellement de raisons qu'elle n'a pas envie d'y penser. C'est toute sa vie qui lui revient dans la figure. Alors, pour se protéger un peu, elle se qu'elle pleure pour le plaisir de pleurer et c'est tout.
Pas toujours facile de grandir, mais heureusement qu'il y a sur le chemin des personnages qui font du bien et ça donne de l'espoir !
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Les enfants justifient les réunions de famille et nous en consolent.
A quoi ça tient l'Amour, hein ? Un sourire, deux sourires, trois morceaux de Béghin et tac, la flèche touche au coeur.
Quand nous sommes arrivés, la dernière visite venait de commencer. Un jeune type blanc comme une endive, assez craspec, avec un regard de veau en gelée nous a conseillé de rejoindre le groupe au premier étage.
Puisque c'est ainsi. Puisque le temps sépare ceux qui s'aiment et que rien ne dure.
Pourquoi les gens qui crient plus fort que les autres nous impressionnent-ils ? Pourquoi les gens agressifs nous font-ils perdre nos moyens ?