Le vie est exubérante et vorace, en bien et en mal, et ici en ce siècle elle l'avait prouvé. Il ne lui avait manqué qu'une chose, le moyen simplement mécanique de courir occuper les étoiles
❧
C'est là, dans le va-et-vient des jours et le fouillis des non-dits, que la vie perd le sens des choses profondes et se réfugie dans le superficiel et le faux-semblant.
◆
À lire aussi de Boualem Sansal
Le regard des peuples est ainsi, insouciant et réellement peu inventif, il ne voit pas au-delà de sa porte. On dirait qu'il s'agit d'une forme de politesse de leur part : l'ailleurs a ses maîtres, le regarder c'est violer une intimité, rompre un pacte.
La loi était l'uniformité pour tous. Découvrir le monde, c'était entrer dans la complexité.
Dieu appartient à qui s'approprie son message.
Avec les loups il faut hurler ou faire semblant de hurler, bêler est la dernière chose à faire.
Dans la même œuvre
Mécroire, c'est refuser une croyance dans laquelle on est inscrit d'office mais, et c'est là que le bât blesse, l'homme ne peut se libérer d'une croyance qu'en s'appuyant sur une autre.
La religion fait peut-être aimer Dieu mais rien n'est plus fort qu'elle pour faire détester l'homme et haïr l'humanité.
C'était le regard d'un homme qui, comme lui, avait fait la perturbante découverte que la religion peut se bâtir sur le contraire de la vérité et devenir de ce fait la gardienne acharnée du mensonge originel.
Mais voilà, il y a culture et culture, celle qui additionne des connaissances, et celle plus courante qui additionne des carences.
Les plus dangereux sont ceux qui ne rêvent pas, ils ont l'âme glacée.