Depuis plus de 20 ans, tous les gouvernements de ce pays ont discrètement fermé plus de 50 000 lits en psychiatrie et supprimé des milliers de postes. Or, dehors, au nom du libéralisme et des impératifs économiques, la pression n'a jamais été aussi forte sur les individus ; il y a de plus en plus de fous, de psychotiques, de paranoïaques, de schizophrènes en circulation.
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C'est d'ailleurs le problème avec les médias d'aujourd'hui, poursuivit le retraité. Ils s'attachent à des détails sans importance qu'ils montent en épingle.
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Dans la culture occidentale, vous parlez tout le temps de liberté. Seulement, pour beaucoup d'entre vous, cette liberté n'est pas la liberté de choisir parmi les multiples possibilités qu'offre l'existence, mais la simple soumission à des passions et des pulsions. Être une personne qui n'agit pas dans le seul but égoïste de satisfaire ses intérêts mais, au contraire, qui est capable de les oublier pour servir la communauté, voilà l'idéal chinois.
Il ne faut pas oublier que nos sens sont fortement sollicités pendant cette période, avec les vitrines des magasins, les décorations dans les rues, la publicité… Notre subconscient est bombardé de stimuli. Pour une personne qui n'aiment pas Noël parce qu'elle sait qu'elle sera seule, qu'elle a vécu une séparation ou un deuil ou qu'elle est sans ressources, ces stimuli sont une source permanente de conflit entre l'injonction sociétale d'être gai et sa situation réelle. Et puis, Noël ramène à la surface toutes les joies mais aussi toutes les ombres de l'enfance.
Il soupira en songeant que des pays entiers étaient sur le point de s'écrouler, les quatre cavaliers de l'Apocalypse avaient pour nom finance, politique, religion et épuisement des ressources, et ils cravachaient ferme - mais la fourmilière continuait de danser sur le volcan et de se passionner pour des choses aussi insignifiantes que le football.
Dans une société ouverte et démocratique, une minorité agissante est plus intolérante que le reste de la population finit presque toujours par imposer ses idées, ses préférences ou ses diktats à la majorité, souvent grâce aux médias qui lui donnent une visibilité disproportionnée et à l'apathie du reste de la population.
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Il tombait une pluie fine et il n'avait pas de parapluie, mais il accueillit cette pluie comme une bénédiction. Il lui sembla qu'elle le lavait de l'ordure dans laquelle il baignait depuis plusieurs jours.
Quelques étoiles commençaient à percer, brillantes comme si on les avait astiquées. Les illuminations de Noël formaient des coulées de lave scintillante dans la rue mais toute cette agitation lui parut dérisoire dans le regard immémorial des Pyrénées. Même le crime le plus atroce devenait petit, ridicule, face à l'éternité colossale des montagnes. Guère plus qu'un insecte écrasé sur une vitre.
En France, quand on veut masquer les réductions d'effectifs et de budget, on multiplie les concepts fumeux : des escroqueries sémantiques, [...]: "démarche qualité", "projets annuels de performance", "diagnostic infirmier"... Savez-vous ce que c'est que le diagnostic infirmier ? Cela consiste à faire croire aux infirmiers qu'ils sont capables de poser un diagnostic à la place du médecin, ce qui permet évidemment de réduire le nombre des médecins hospitaliers.
Depuis plus de 20 ans, tous les gouvernements de ce pays ont discrètement fermé plus de 50 000 lits en psychiatrie et supprimé des milliers de postes. Or, dehors, au nom du libéralisme et des impératifs économiques, la pression n'a jamais été aussi forte sur les individus ; il y a de plus en plus de fous, de psychotiques, de paranoïaques, de schizophrènes en circulation.
Le vecteur du paludisme, c'est le moustique. Celui de la folie, ou du moins son vecteur préféré, ce sont les médias.