Bon, je crois qu'on est d'accord pour dire que tous ces types dans la Jungle fuient la guerre ou la famine. On n'est pas sur une simple migration économique mais sur un exil forcé. Ce serait un peu inhumain de leur coller une procédure d'infraction à la législation sur les étrangers et de les renvoyer chez eux. On passerait pour quoi ? Mais d'un autre côté, c'est plutôt évident que personne ne veut se soucier de leur accueil puisqu'on les laisse dans une décharge aux limites de la ville. Alors on leur a créé le statut de « réfugiés potentiels ».

À lire aussi de Olivier Norek

L'amour il s'en méfiait : ceux qui se tiennent par la main, ceux qui se regardent dans les yeux et ceux qui terminent les phrases de l'autre. L'amour ça déborde comme un coloriage d'enfant.
Le poids des tristesses ne se compare pas.
Certaines strates sont trop élevées pour que la Justice vienne y jouer les alpinistes.
Si la France n'accueille plus les réfugiés de guerre, alors je crois qu'on peut abandonner tout espoir.
A force d'être isolées, ces cités cultivaient leur différence, leur opposition, au point d'en établir leurs propres codes de vie et leurs propres lois.
Toutes les citations de Olivier Norek →

Dans la même œuvre

J'ai l'impression que le camp de réfugiés est au centre de beaucoup de tensions. Cette Jungle, vous y allez souvent ?
Partout dans le monde, tu trouveras toujours un homme pour profiter de la détresse des autres.
La violence est partout puisque la pauvreté est immense.
Partout dans le monde, quel que soit le niveau de pauvreté ou de détresse, tu trouveras toujours un homme sans coeur pour tenter d'en profiter.
Recruter des candidats au djihad n'était pas le plus compliqué. Le choix pouvait se faire parmi les esprits trop religieux pour accepter un monde moderne, trop formatés pour accepter d'autres lois que celles de Dieu, mais aussi parmi les esprits révoltés, blessés, ou simplement détraqués. Le choix se faisait dans les cités défavorisées, les pays en guerre et même les hôpitaux psychiatriques.