Souvent, les paroles ne suivent pas les décisions. Il faut du temps pour mettre en pratique les évidences.
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Bien sûr que j'y avais cru. Ne devait-on pas croire nos amis ? C'était peut-être même la seule croyance valable.
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Il existe un point précis dans la trajectoire d'un artiste. Le moment où sa propre voix commence à se faire entendre. La densité se propage en elle, comme du sang dans de l'eau.
Pourquoi sommes-nous autant marqué par un détail, un geste, qui font de ces instants minimes le coeur d'une époque.
J'aurais été capable de me mentir, car on se ment toujours quand on veut coûte que coûte l'amour d'un parent.
Elle n'en fait qu'à sa tête, c'est-à-dire qu'à son coeur.
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L'éducation, dans la plupart des cas, c'est juste un entraînement quotidien pour nous pousser à ne pas ressembler à nos parents.
Je n'ai certainement pas fait assez de sport dans ma jeunesse pour supporter ainsi les mouvements irréguliers de mon coeur. Cela fatigue tellement, ce mouvement perpétuel du bonheur au malheur.
Souvent, les paroles ne suivent pas les décisions. Il faut du temps pour mettre en pratique les évidences.
C'était donc ça le bonheur, un état de complète satisfaction. Un état rond, sans la moindre faille. Avait-on le droit d'être heureux sans être dans la satisfaction complète?
Je ne supporte pas les conflits. Arrondir les angles est le slogan de ma névrose.