Beaucoup de nos agents sont morts décapités, accidentellement ou non, par des ventilateurs plafonniers.

À lire aussi de Jean Rolin

Parfois, cependant, il arrivait que nous fussions obligés de remarquer combien le monde suivait un cours éloigné de nos propres desseins, et à quel point nous étions isolés dans notre obstination à préparer la guerre.
L'amour, c'est la possibilité de se dissimuler dans un être, d'oublier qu'on existe.
Qui lit la presse people ou regarde les émissions de téléréalité ? fulminait-il, les femmes! Et pourquoi ? Parce qu'elles se détestent entre elles, et qu'elles n'aiment rien tant que de voir souffrir d'autres femmes !
Je consacrais beaucoup de temps à la rédaction de longs poèmes d'amours révolutionnaires, où il me semble que je n'envisageais comme alternative au suicide que le triomphe du socialisme.
La première fois que je vis danser Joséphine, sur la piste du casino de La Rochelle, je découvris qu'elle dansait beaucoup moins comme une noctambule que comme un petit enfant. Plus précisément comme un enfant qui danserait seul, dans une demi-obscurité, pour lui-même et non pour qu'on le voie, un soir de noces, après que les adultes ont déserté la piste. Jamais peut-être je ne l'ai vue aussi belle, aussi déchirante, si légère, et comme embarrassée de cette légèreté - comme si même cette légèreté était encore trop lourde à porter - qu'elle donnait en même temps l'impression d'être près de tomber et de ne tenir à la terre que par un fil.
Toutes les citations de Jean Rolin →

Dans la même œuvre

De nuit, ce décor invite au crime avec une telle insistance qu'il ne viendrait à personne l'idée de s'y aventurer sans nécessité.
J'ai toujours eu un faible pour tout ce qui assure un service continu, tout ce qui préserve au cœur de la nuit une forme quelconque de vie, qu'il s'agisse d'un bar ou d'une chapelle consacrée à l'adoration perpétuelle du Saint-Sacrement, même si j'ai fréquenté les premiers, il faut en convenir, plus assidûment que les secondes.
À quiconque mettrait en doute a priori la vraisemblance des menaces d'enlèvement ou d'assassinat pesant sur la chanteuse, j'objecterai qu'il n'est guère plus absurde - et plutôt plus facile - de s'en prendre à Britney Spears qu'aux tours du World Trade Center, et que la valeur symbolique de la première, aux yeux du public américain, et à peine moindre que celle des secondes.
Comme tout ce qui s'apparente à la chasse, le métier de paparazzi comporte de rares moments d'excitation, ceux de l'approche et du tir, enchâssés dans des périodes d'inaction que l'on dirait infinies, d'autant plus éprouvantes qu'aussi longtemps qu'elles se prolongent, et ce peut être pendant des journées ou des nuits entières, l'attention du chasseur ne doit jamais se relâcher, faute de quoi le court instant où le gibier se dévoile risquerait de lui échapper.
Qui lit la presse people ou regarde les émissions de téléréalité ? fulminait-il, les femmes! Et pourquoi ? Parce qu'elles se détestent entre elles, et qu'elles n'aiment rien tant que de voir souffrir d'autres femmes !