Ayant reçu du ciel une fortune aisée, - De tes biens par écrit suppute le montant: - Peur de ne pas du public essuyer la risée, - Garde-les en les augmentant.

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Fuis le mal dont souvent tu blâmes la pratique! - Fais le bien dont tu veux être le défenseur. - Quelle honte pour toi, docteur, dans ta critique, - Si le vice était ton censeur!
Sur la timidité ne pouvant te contraindre, - Si tu crains tous les animaux - Considère que l'homme est beaucoup plus à craindre, - Et capable lui seul de causer tous les maux.
D'un plus savant que toi ne cesse point d'apprendre; - Toi-même instruis les ignorants. - La science est un bien qu'il faut partout répandre, - Et qu'on doit préférer aux trésors les plus grands.
Respecte un sentiment reçu de tout le monde; - Ne sois pas seul de ton avis: - Un esprit orgueilleux, qui dans son sens abonde, - Méprisant le public, attire ses mépris.
Pèse au dedans de toi, sans le faire paraître, - Ce que pense un chacun, en l'entendant parler: - Souvent son discours fait connaître - Ses moeurs, ce qu'il veut dire, et ce qu'il veut celer.
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