Avec les philosophes il ne faut jamais craindre de ne pas comprendre. Il faut craindre énormément de comprendre.

À lire aussi de Paul Valéry

Crois, ou je te tue éternellement.
Il est bien vrai que certains âges de l'homme sont comme des croisements de routes.
La nation française fait songer à un arbre greffé plusieurs fois, de qui la qualité et la saveur de ses fruits résultent d'une heureuse alliance de sucs et de sèves très divers concourants à une même et indivisible existence.
Le réel, à l'état pur, arrête instantanément le coeur.
Sans les religions, les sciences n'eussent pas existé, car la tête humaine n'aurait pas été habituée à s'écarter de l'apparence immédiate et constante qui lui définit la réalité.
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Dans la même œuvre

Nierez-vous qu'il y ait des choses anesthésiques? Des arbres qui saoulent ..., des filles qui paralysent, des ciels qui coupent la parole?
Il parlait, et sans pouvoir préciser les motifs ni l'étendue de la proscription, on constatait qu'un grand nombre de mots étaient bannis de son discours.
Il ne manque point de personnes, et doctes, et bénignes, et bien disposées, qui attendent pour me lire que l'on m'ait traduit en français.
Au bout de l'esprit, le corps. Mais au bout du corps, l'esprit.
De quoi j'ai souffert le plus? Peut-être de l'habitude de développer toute ma pensée, d'aller jusqu'au bout en moi.