Auteur

Xavier Forneret

Au temps du carnaval, l'homme se met sur son masque un visage de carton.
Bâtissez un pont en papier de soie et jetez-y le bien que font les hommes, il tiendra bon.
C'est le miroir qui se mire dans la Femme.
Dieu punit l'homme de ses fautes en le laissant vivre.
Il y a autant de lettres dans Femme que dans Amour!
L'avenir est un miroir sans glace.
L'ennui s'habille à la mode.
L'Homme noir, l'auteur de ce quasi-livre, ne veut pas Ecrire; c'est Ecrire qui a voulu et veut l'auteur.
La femme galante est celle qui donne ce qu'elle n'a jamais eu: son coeur.
La folie, c'est la mort avec des veines chaudes.
La jalousie voit tout, excepté ce qui est.
Le mystère est la fleur de Dieu que nous sentons.
Le suicide est le doute allant chercher le vrai.
Les cimetières sont des portefeuilles où toutes les valeurs humaines en s'y plaçant se réduisent à zéro.
On se dit quelquefois: si Dieu était partout, où se trouverait l'homme?
Quand le soleil est pâle, il regarde les tombes.
Rien dans l'amour ne se confond et ne se distingue mieux que ceci: le Don et la Demande.
Souvent on n'est pas digne de la pensée qu'on a.
L'église est vraiment bien charitable: elle donne des indulgences dont elle a bien besoin.
Le malheur a un bord et un fond. On attend que nous soyons au fond pour nous demander comment nous sommes arrivés au bord.
Le cercueil est le salon des morts: ils y reçoivent des vers.
Un parapluie ouvert est un beau ciel fermé.
J'ai vu une boîte aux lettres sur un cimetière.
Le Génie est comme le diamant: il brille dans l'ombre.
Tristesse est poésie, toutes les fois que tristesse est sans cause.

Œuvres de Xavier Forneret

Broussailles de la pensée de la famille des sans titreBroussailles de la pensée, de la famille de «Sans titre» (1870)Ecrits complets (2013)Encore un an de Sans titre, par un homme noir blanc de visage (1840)Encore un an de sans titreEncore un an de «sans titre» (1840)Sans titre, par un homme noir blanc de visage (1838)Sans titre, par un homme noir, blanc de visage (1838)Vapeurs, ni vers, ni prose (1838)