Auteur

Voltaire

Dieu fit du repentir la vertu des mortels.
Un jour tout sera bien, voilà notre espérance; - Tout est bien aujourd'hui, voilà l'illusion.
L'autre jour, au fond d'un vallon, - Un serpent piqua Jean Fréron. - Que pensez-vous qu'il arriva? - Ce fut le serpent qui creva.
Qui que tu sois, voici ton maître: - Il l'est, le fut, ou le doit être.
Les Français sont malins et sont grands chansonniers.
O le bon temps que ce siècle de fer!
Le paradis terrestre est où je suis.
Tricher au jeu sans gagner est d'un sot.
L'univers m'embarrasse, et je ne puis songer - Que cette horloge existe et n'ait pas d'horloger.
Automates pensants, mus par des mains divines.
Le secret d'ennuyer est celui de tout dire.
La plus petite intrigue fait dans un temps ce que les plus grands ressorts ne peuvent opérer dans un autre.
Le plus sûr est donc de n'être sûr de rien.
On a trouvé, en bonne politique, le secret de faire mourir de faim ceux qui, en cultivant la terre, font vivre les autres.
Les paroles sont aux pensées ce que l'or est aux diamants; il est nécessaire pour les mettre en oeuvre, mais il en faut peu.
La politique a sa source dans la diversité plus que dans la grandeur de l'esprit humain.
Prier Dieu c'est se flatter qu'avec des paroles, on changera toute la nature.
Si Dieu nous a fait à son image, nous le lui avons bien rendu.
Qui n'a pas l'esprit de son âge - De son âge a tout le malheur.
La bile rend colère et malade; mais sans la bile l'homme ne saurait vivre. Tout est dangereux ici-bas, et tout est nécessaire.
Il croyait que les lois étaient faites pour secourir les citoyens autant que pour les intimider.
Il se figurait alors les hommes tels qu'ils sont en effet, des insectes se dévorant les uns les autres sur un petit atome de boue.
N'est-il pas honteux que les fanatiques aient du zèle, et que les sages n'en aient pas? Il faut être prudent, mais non pas timide.
Ecrasons l'infâme.
Ce qui m'a dégoûté de la profession d'avocat, c'est la profusion de choses inutiles dont on voulut charger ma cervelle. Au fait! est ma devise.

Œuvres de Voltaire

A propos du café.A un perruquier-auteur.Adieux à la vie (1778)Alzire, ou Les américains (1736)Alzire, ou Les américains (1736), I, 1, AlvarezAlzire, ou Les américains (1736), I, 1, GusmanAlzire, ou Les américains (1736), I, 4Alzire, ou Les américains (1736), II, 1, ZamoreAlzire, ou Les américains (1736), II, 6, ZamoreAlzire, ou Les américains (1736), III, 5Alzire, ou Les américains (1736), V, 2Alzire, ou Les américains (1736), V, 7, GusmanAmabedAnnales de l'empire depuis Charlemagne (1753), Ferdinand III, 47e empereurApocrypheAprès l'éxécution de l'amiral britanique John Byng en 1757.Artémire (1720), IV, 3, CassandreAu duc de Rohan.Au sujet de Mandrin.Brutus (1730)