Auteur

Voltaire

Une seule partie de la physique occupe la vie de plusieurs hommes, et les laisse souvent mourir dans l'incertitude.
Les habiles tyrans ne sont jamais punis.
Qui plume a, guerre a. Ce monde est un vaste temple dédié à la discorde.
Prier Dieu c'est se flatter qu'avec des paroles on changera toute la nature.
Les hommes qui cherchent le bonheur sont comme des ivrognes qui ne peuvent trouver leur maison, mais qui savent qu'ils en ont une.
Un ministre est excusable du mal qu'il fait, lorsque le gouvernail de l'état est forcé dans sa main par les tempêtes; mais, dans le calme, il est coupable de tout le bien qu'il ne fait pas.
Les opinions ont plus causé de maux sur ce petit globe que la peste et les tremblements de terre.
La superstition est à la religion ce que l'astrologie est à l'astronomie, la fille très folle d'une mère très sage. Ces deux filles ont longtemps subjugué toute la terre.
Le doute n'est pas une condition agréable, mais la certitude est absurde.
J'ai toujours fait une prière à Dieu, qui est fort courte. La voici: «Mon Dieu, rendez nos ennemis bien ridicules!» Dieu m'a exaucé.
Un bon mot ne prouve rien.
La vie est hérissée de ces épines, et je n'y vois d'autre remède que de cultiver son jardin.
C'est une plaisante chose que la pensée dépende absolument de l'estomac, et malgré cela les meilleurs estomacs ne soient pas les meilleurs penseurs.
J'aime fort la vérité, mais je n'aime point du tout le martyre.
Que les supplices des criminels soient utiles. Un homme pendu n'est bon à rien, et un homme condamné aux ouvrages publics sert encore la patrie, et est une leçon vivante.
Laissez lire, et laissez danser; ces deux amusements ne feront jamais de mal au monde.
Toutes les sectes des philosophes ont échoué contre l'écueil du mal physique et moral. Il ne reste que d'avouer que Dieu ayant agi pour le mieux n'a pu agir mieux.
Ne ressemblons-nous pas presque tous à ce vieux général de quatre-vingt-dix ans, qui, ayant rencontré de jeunes officiers qui faisaient un peu de désordre avec des filles, leur dit tout en colère: Messieurs, est-ce là l'exemple que je vous donne?
Tous les hommes seraient donc nécessairement égaux, s'ils étaient sans besoins; la misère attachée à notre espèce subordonne un homme à un autre homme; ce n'est pas l'inégalité qui est un malheur réel, c'est la dépendance.
Telle est donc la condition humaine que souhaiter la grandeur de son pays, c'est souhaiter du mal à ses voisins.
Les hommes vertueux ont seuls des amis.
Voulez-vous avoir de bonnes lois; brûlez les vôtres, et faites-en de nouvelles.
Le préjugé est une opinion sans jugement.
Il est défendu de tuer; tout meurtrier est puni, à moins qu'il n'ait tué en grande compagnie, et au son des trompettes.
Il faut avoir une religion et ne pas croire aux prêtres; comme il faut avoir du régime, et ne pas croire aux médecins.

Œuvres de Voltaire

A propos du café.A un perruquier-auteur.Adieux à la vie (1778)Alzire, ou Les américains (1736)Alzire, ou Les américains (1736), I, 1, AlvarezAlzire, ou Les américains (1736), I, 1, GusmanAlzire, ou Les américains (1736), I, 4Alzire, ou Les américains (1736), II, 1, ZamoreAlzire, ou Les américains (1736), II, 6, ZamoreAlzire, ou Les américains (1736), III, 5Alzire, ou Les américains (1736), V, 2Alzire, ou Les américains (1736), V, 7, GusmanAmabedAnnales de l'empire depuis Charlemagne (1753), Ferdinand III, 47e empereurApocrypheAprès l'éxécution de l'amiral britanique John Byng en 1757.Artémire (1720), IV, 3, CassandreAu duc de Rohan.Au sujet de Mandrin.Brutus (1730)