L'oisiveté est la mère de la philosophie.
Le privilège de l'absurdité est réservé à la seule créature humaine.
Ceux qui approuvent une opinion l'appellent opinion; mais ceux qui la désapprouvent l'appellent hérésie.
... la compétition dans la poursuite des éloges incline à révérer l'antiquité: car on rivalise avec les vivants, non avec les morts; à ceux-ci, on attribue plus que leur dû, afin de pouvoir mieux obscurcir la gloire de ceux-là.
Loisir est père de philosophie.
Le vrai et le faux sont des attributs du langage, non des choses. Et là où il n'y a pas de langage, il n'y a ni vérité, ni fausseté.
Quand nous disons qu'une chose est infinie, nous voulons seulement dire que nous ne sommes pas capables d'en concevoir les termes et les bornes: ce n'est pas de la chose que nous avons une conception, mais de notre incapacité.
La valeur ou l'importance d'un homme, c'est comme pour tout autre objet, son prix, c'est-à-dire ce qu'on donnerait pour disposer de son pouvoir.
La passion du rire est un mouvement subit de vanité produit par une conception soudaine de quelque avantage personnel, comparé à une faiblesse que nous remarquons actuellement dans les autres, ou que nous avions auparavant.
Toute connaissance est souvenance.
Beaucoup de souvenirs ou le souvenir de nombreuses choses, c'est ce qu'on nomme expérience.
L'espace est l'apparence de la chose existante, en tant qu'existante, c'est-à-dire nul autre accident de la chose n'étant considéré, sinon qu'elle apparaît hors de celui qui imagine.
La beauté est un pouvoir, parce qu'étant la promesse d'un bien elle vous recommande à la faveur des femmes et de ceux qui ne vous connaissent pas encore.
L'intérêt et la crainte sont les principes de la société et toute la morale consiste à vivre selon notre bon plaisir.
La religion n'a pas d'autres fondements que les lois du pays, et toute loi dépend de la volonté du prince ou du peuple.
Et certainement il est également vrai, et qu'un homme est un dieu à un autre homme, et qu'un homme est aussi un loup à un autre homme.
A l'état de nature l'homme est un loup pour l'homme, à l'état social l'homme est un dieu pour l'homme.
Œuvres de Thomas Hobbes
Brouillons préparatoires au De CorporeDe la nature humaineHuman Nature, VILe Traité du Citoyen, première partieLe Traité du Citoyen, troisième partieLéviathan (1651)Léviathan (1651), I, 11, De la variété des moeursLéviathan (1651), I, 5Léviathan (1651), IV, 46Léviathan (1651), Ibidem, 11Épître dédicatoire. À monseigneur le comte de Devonshire