Auteur

Tahar Ben Jelloun

Les deux hommes solides qui l'avaient porté puis disposé dans un fauteuil face à la mer étaient essouflés. Le malade éprouvait lui aussi de la peine à respirer et son regard était plein d'amertume.
Quand la violence s'installe dans un couple, la vie en commun n'est plus possible tout le reste n'est que rafistolage et mensonge à soi. Divorcer, alors, est la seule solution.
Comme on dit, le premier amour est toujours le dernier...
On peut oublier un visage mais on ne peut tout à fait effacer de sa mémoire la chaleur d'une émotion, la douceur d'un geste, le son d'une voix tendre.
Mais si on ne se critique pas, on avancera jamais.
Vous savez, il vaut mieux partir du principe que l'homme est bon, s'il se révèle mauvais, c'est lui qui se fait mal. C'est une question de sagesse.
Ebloui, je ne sais plus où j'en suis ni qui j'aime. Est-ce l'amour que j'aime, est-ce la femme que j'aime ou est-ce une image de moi qui circule dans d'autres yeux ?
Mais pourquoi tout démolir ? Ah, éliminer les traces de l'horreur ! Ce qui est encore pire que l'horreur subie, c'est sa négation.

Œuvres de Tahar Ben Jelloun

Amours sorcières (2003)Au pays (2009)Cette aveuglante absence de lumière (2001)Eloge de l'amitié (1996)Entretien avec Catherine Argand, Mars 1999.Harrouda (1973)Interview dans Libération, 11 Mars 2000.Interview dans Lire, Mars 1999.Jour de silence à Tanger (1990)L'Enfant de sable (1985)L'auberge des pauvresL'auberge des pauvres (1997)La Nuit sacrée (1987)La Prière de l'absent (1981)La Réclusion solitaireLe Dernier Ami (2004)Le Labyrinthe des sentiments (1999)Le Racisme expliqué à ma fille (1997)Le bonheur conjugal (2012)Le premier amour est toujours le dernier (1995)