Auteur

Suzanne Paradis

On a les amitiés que l'on peut.
Quelqu'un dit: c'est une enfant très intelligente. Moi, je la juge à peu près idiote, sa beauté ne me leurre pas. La beauté n'a pas d'intelligence, elle est aveugle, sotte, sotte.
Ne valait-il pas mieux mourir d'épouvante que lentement étranglée par des mains de glu, des mains de poussière visqueuse qui vous rappelaient incessamment que, poussière, vous retourniez en poussière?
Mon rêve de quitter cette vie pour m'éveiller dans une sorte de paradis est-il fondé? D'où vient alors la peur dont je tremble encore? Est-ce bien la mort que je souhaite? Qu'y a t-il derrière le rideau d'apparences que la mort crèvera.
Seul l'amour balaie les doutes, les ignorances et les défis de l'âme.
La beauté ne s'emprisonne pas, l'amour non plus, que ferions-nous de cette cage où grouille la vermine?
Il ne faut pas négliger les pauvres - ô Nicolas autrefois! - ils sont le chemin vers le coeur de la ville.
Les femmes sont des fillettes toute leur vie. Une caresse les console. Un petit oubli les brise.
La beauté ne s'emprisonne pas, l'amour non plus.

Œuvres de Suzanne Paradis

Il ne faut pas sauver les hommes (1961)L'Eté sera chaud (1975)Les Hauts cris (1960)Miss Charlie (1979)Un aigle dans la basse-cour (1984)Un portrait de Jeanne Joron