Il est vrai que parfois, à trop s'approcher du feu, on finit par se brûler.
Moi, Kiara Westford, je suis une fille bien parce que je sais jouer au foot, changer l'huile de mon moteur et je suis capable de grimper jusqu'à 4000 mètres. Beuh, les garçons n'en non rien à faire de ce genre de trucs !
Je m'élance sous la pluie, pieds nus. J'ai besoin de son amour. De son honnêteté. Sa veste n'était qu'une protection superficielle. Elle est complètement trempée de toute façon.
La nuit dernière, j'ai réalisé quelque chose. Toi et moi, nous ne sommes pas si différents. Tu joues un jeu, tout comme moi. Tu utilises ton apparence, tes formes et ta tête pour t'assurer d'avoir toujours le contrôle de ta vie.
Mon Dieu ! Je suis dans de sales draps : je n'arrête pas de le fixer. Je ne peux pas m'empêcher d'admirer ses muscles saillants, ses biceps, ses triceps, et tous ses autres eps possibles...
Je... je crois que j'ai besoin de toi, Carlos. Du genre..., pour toujours.
Que dois-je faire pour que ceux que j'aime, m'aiment en retour ?
Je dois te parler des jonquilles, Maggie. Elles sont parfumées, belles et revêches. Chacune a son parfum et sa personnalité bien à elle.
Ne prends pas cet air ahuri, Maggie, dit Mme Reynolds. ça ne met pas ton visage en valeur.
Mes compagnons de cellule m'ont fait répéter : Assieds-toi, tiens-toi droit, l'air plein de remords, reste poli... Bref, le grand jeu.
Ses pommettes saillantes et son nez droit avec sa petite bosse au milieu, comme si Dieu avait voulu l'empêcher d'être parfaite. Sans cette imperfection, Maggie ne serait pas Maggie.
Du coup, je pense à mamá et aux rares fois où je l'ai vu sourire ces dernières années. J'ai beau être un rebelle, je donnerais n'importe quoi pour la faire sourire à nouveau.
Si tu mettais autant d'énergie à être un bon soldat que tu en déploies à te comporter comme un con, tu irais loin.
Elle ne voulait pas d'enterrement. Elle disait que ce n'était qu'une excuse pour permettre, aux dépressifs de parler pour ne rien dire.
Dans ma cellule, il n'y a que le petit nouveau pour m'accueillir. Il a douze ans, et il n'arrête pas de pleurer. Il aurait peut-être dû réfléchir un peu avant de planter un couteau dans le dos d'une fille qui refusais de danser avec lui.
Il faut vivre l'instant présent, jour après jour... ici et maintenant.
Œuvres de Simone Elkeles