Ce qui m'attachait au judaïsme n'était pas la foi... mais... la claire conscience d'une identité intérieure, le sentiment intime d'une même construction psychique.
L'imprécision avec laquelle le langage use du terme «amour» est justifiée du point de vue génétique.
Accrochez-vous ferme à la rampe de la sexualité sinon vous tomberiez dans l'ordure de l'occultisme.
L'amour parental qui est émouvant et dans son fond si puéril n'est rien d'autre que le narcissisme des parents ressucité...
Je ne cesse d'envier les physiciens et les mathématiciens qui sont sûrs de leur fait. Moi, je plane, pour ainsi dire, dans les airs. Les faits psychiques semblent non mesurables et le demeureront probablement toujours.
J'ai cherché une thérapie, je n'ai pas voulu fonder une religion.
Je vous ai évité par une sorte de crainte de rencontrer mon double. Votre sensibilité aux vérités de l'inconscient, de la nature pulsionnelle de l'homme, tout cela éveillait en moi un étrange sentiment de familiarité.
En fixant fortement ses adeptes à un infantilisme psychique et en leur faisant partager un délire collectif, la religion réussit à épargner à quantité d'êtres humains une névrose individuelle.
Les idées religieuses réalisent les souhaits les plus anciens, les plus forts et les plus pressants de l'humanité.
L'intention du trait d'esprit est de produire du plaisir.
Personne ne peut se contenter d'avoir fait un mot d'esprit pour soi seul.
Nous ne pouvons renoncer à rien, nous ne faisons que remplacer une chose par une autre; ce qui paraît être un renoncement est en réalité une formation substitutive ou un succédané.
Une tâche qui nous incombe fréquemment est l'interprétation de rêves, c'est-à-dire la traduction du contenu du rêve remémoré en son sens caché.
Après que le malade a raconté son histoire une première fois, nous le convions à s'abandonner tout à fait aux pensées qui surgissent en lui et à faire part, sans aucune réserve critique, de ce qui lui vient à l'esprit.
L'interprétation des rêves est la voie royale qui mène à la connaissance de l'inconscient dans la vie psychique.
L'homme est rarement tout à fait bon ou mauvais, le plus souvent bon dans telle relation, mauvais dans telle autre ou bon dans telle circonstance et dans telle autre franchement mauvais.
Rendre la vie supportable est le premier devoir du vivant.
On sait, en effet, qu'en plaisantant on peut tout dire, même la vérité.
Nous insistons toujours sur le caractère occasionnel de la mort: accident, maladie, infection, profonde vieillesse, révélant ainsi nettement notre tendance à dépouiller la mort de tout caractère de nécessité, à en faire un événement purement accidentel.
La question du but de la vie humaine a été posée d'innombrables fois; elle n'a jamais encore reçu de réponse satisfaisante. Peut-être n'en comporte-t-elle aucune.
Aux îles Salomon, l'homme une fois marié, ne doit plus voir sa belle-mère ni lui parler. Lorsqu'il la rencontre, il feint de ne pas la connaître et se met à courir aussi vite que possible, pour se cacher.
Qui naît mélancolique tête la tristesse en tout évènement.
Nous ne sommes jamais aussi mal protégés contre la souffrance que lorsque nous aimons, jamais plus irrémédiablement malheureux que si nous avons perdu la personne aimée et son amour.
Vous savez rapprocher de si près l'expression de l'objet, que les plus fins détails de celui-ci deviennent perceptibles, et que l'on croit saisir des relations et des qualités qui jusqu'à présent n'avaient absolument jamais été exprimées par le langage.
Dans les temps que nous pouvons nommer pré-scientifiques, les hommes n'étaient pas embarrassés pour expliquer le rêve.
Œuvres de Sigmund Freud
Cité par Albert Plé dans Freud et la morale (1969).Considérations actuelles sur la guerre et la mort (1915)Dans Sigmund Freud, lieux, visages, objets.Discours devant une association juive (1926)L'avenir d'une illusion (1927)L'inquiétante étrangeté et autres essais (1919)L'interprétation des rêves (1900)Le Narcissisme dans Freud (1977) d'Octave Mannoni.Le malaise dans la culture (1930)Le mot d'esprit et sa relation à l'inconscient (1905)Le mot d'esprit et ses rapports avec l'inconscientLettre à Arthur SchnitzlerLettre, à Stefan ZweigLettre, à Stefan Zweig, 14 avril 1925Lettres à JungMalaise dans la civilisation (1930)Oeuvres complètesPsychopathologie de la vie quotidienne (1901)Science des rêves (1926)Sur le rêve (1900)