Auteur

Serge Gainsbourg

Ce qui me gêne dans la jument, c'est la queue.
L'envers vaut l'androgyne.
Je fais mon boulot, je suis un showman. Et puis ça me fait marrer, la provoc'. Ca fait des turbulences, ça m'empêche de me faire chier, chier dans la vie.
La provocation prête un pouvoir de commandement. Elle ordonne le duel, la répulsion, la révolte, mais aussi les alliances et les amitiés. Parfois elle met au garde-à-vous, à part quelques mercenaires en rupture de bang.
Je suis d'un genre trop relax. Si je ne suis pas agressif, dans le sens abstrait, je m'éteindrai, je n'aurai plus de dynamique.
L'agressivité est mon moteur; il y en a qui écrivent d'une écriture de professeur de lycée, moi j'aime casser des plumes et faire des pâtés.
Pour moi, l'amour, ce sont des alcôves et le trouble des interdits. L'amour doit être quelque chose de glauque et de caché. Caché des autres.
Quand on a comme moi l'âme pliée en foetus, on a besoin de provoquer pour la dégourdir.
La provocation est ma manière à moi de faire un travelling avant. Un seul arrêt image et je me flingue. Fondu au noir.
Doit-on dire un Noir ou un homme de couleur? Tout ceci n'est pas clair.
L'amour physique est sans issue. C'est la chanson la plus morale que j'ai jamais écrite.
Les femmes? Les petites, je les saute, les grandes, je les grimpe.
L'amour au hasard d'un regard t'a effacé de ma mémoire, - Du jardin que j'ai saccagé dont les herbes se sont couchées, - Il ne reste rien je le crains que ronces mortes sans parfum.
Un poison violent, c'est ça l'amour - Un truc à n'pas dépasser la dose.
Viens petite fille dans mon comic strip - Viens faire des bulles, viens faire des WIP! - Des CLIP! CRAP! des BANG! des VLOP! et des ZIP! - SHEBAM! POW! BLOP! WIZZ!
Ecoute les orgues - Elles jouent pour toi - Il est terrible cet air-là - J'espère que tu aimes - C'est assez beau non - C'est le requiem pour un con.
Quand on n'a pas ce qu'on aime, il faut aimer ce qu'on a.
Moi je n'ai pas d'idée, j'ai des associations de mots, comme les surréalistes ; carence d'idée. Ca cache un vide absolu, je suis sous vide. Je serai fusillé d'une balle rouillée et mourrai du tétanos.
Dieu est un fumeur de Havanes - C'est lui même qui m'a dit - Qu'la fumée envoie au paradis - Je le sais ma chérie.
Sur ma tombe je veux que l'on rédige cette épitaphe : Ci-gît le renégat de l'absolu. Dernière consigne : ne m'enterrez pas en grande pompe, mais à toute pompe !
Qu'importe le temps - \r\nQu'emporte le vent - \r\nMieux vaut ton absence - \r\nQue ton indifférence
J'arrête de fumer toutes les 5 minutes.
Toutes les femmes sont à prendre - Enfin - Y'en a qui peuvent attendre.
Tu t'souviens des jours anciens et tu pleures - Tu suffoques, tu blêmis à présent qu'a sonné l'heure - Des adieux à jamais - Oui je suis au regret - De te dire que je m'en vais - Oui je t'aimais, oui, mais.
Elisa, Elisa - Elisa saute-moi au cou - Elisa, Elisa - Elisa cherche-moi des poux, - Enfonce bien tes ongles, - Et tes doigts délicats - Dans la jongle - De mes cheveux Lisa.

Œuvres de Serge Gainsbourg

Amour sans amourAnna (1967), Un poison violent c'est ça l'amourAu pays des malicesAu pays des malicesBubble GumComic strip (1967)Dieu fumeur de Havanes (1980)Evguénie SokolovGainsbourg for ever de Franck Maubert (2005)Gainsbourg, Gilles Verlant, éd. Livre de Poche, 2000, p. 902Harley-DavidsonIndifférenteInitials B.B. (1968)Interview dans Le Monde du 1er juillet 1971.Jane Birkin - Serge Gainsbourg (1969), ElisaJe suis venu te dire que je m'en vais... (1991)Je t'aime, moi non plusJuif et DieuL'amour à la papaLa Javanaise