Plus d'accents, ni grave, ni aigu, ni circonflexe; plus d'apostrophe, de barre de t, de points sur les i: un jour j'ai changé ma façon d'écrire par défi esthétique, en supprimant tout ce qui obligeait ma main à revenir en arrière.
Auteur
Serge Gainsbourg
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· biographie ↗
Je veux que l'on m'enterre dans ma Rolls. Double paye au fossoyeur.
Je trouve le luxe amusant. Pour moi, le luxe, c'est perdre la notion de l'argent. J'y suis parvenu.
Je m'entoure d'objets précieux, j'encombre mon hôtel particulier d'objets inutiles et très beaux, pour supporter, pour avoir une solitude un peu luxueuse.
Poussé à un tel degré de perfectionnisme, l'esthétisme est une maladie. Je ne tiens pas à m'en guérir. C'est totalement incontrôlable. C'est même devenu un rituel.
Je n'ai jamais vu un milliardaire gentil, ni un pauvre méchant. Peut-être ne vais-je pas dans les bons endroits.
Vous prendrez bien une petite tasse d'anxiété?
Je dois croire un peu en Dieu, puisque je crois au diable. Je préfère être ami avec le diable.
Etant gamin, je me suis évadé dans ces contes et puis je me suis écrasé sur le mur de la réalité. Le mur de briques rouges sang sur lequel ma cervelle a éclaté.
On m'envoie souvent des livres dédicacés. J'arrache la page de dédicace et je jette le bouquin. J'ai une fabuleuse collection de dédicaces.
Vouloir se survivre, c'est d'une arrogance monstrueuse. La seule façon de se survivre, c'est de procréer. Comme les chiens.
Mon deal avec la mort ne regarde personne. Que je reboive et que je refume, c'est mon problème.
La mort ne me blesse pas, elle m'égratigne. Elle et moi, nous croisons souvent: relation de trottoir.
L'objet le plus précieux, c'est la femme-objet.
La lucidité est indispensable dans l'art... Et la lucidité amène toujours soit la neurasthénie, soit la causticité. Les deux mêlées, cela donne mes chansons c'est-à-dire de l'humour amer.
Il faut prendre les femmes pour ce qu'elles ne sont pas et les laisser pour ce qu'elles sont.
Depuis la mort de mon père et de ma mère, je préfère l'asphalte. La terre est mangeuse d'hommes.
C'est normal d'être orphelin à cinquante-sept ans. Normal, mais inadmissible.
Mon père ne comprenait pas pourquoi j'étais agressif envers les femmes. Je lui disais: mais écoute, tu as vu ma gueule, moi je ne peux me défendre qu'en attaquant!
Comment voulez-vous qu'avec ma gueule, je sois tendre? ... Je suis dur. J'ai une gueule dure, je peux pas être tendre... J'suis tendre dans le privé mais pas devant les gens.
Disons que pour la femme, je suis un mâle nécessaire et pour moi, elle est un bien inutile.
Je n'ai pas envie du tout de jouer les poètes maudits. S'il faut être fauché pour plaire aux intellectuels, je les emmerde, les intellectuels.
Les seuls messages qui peuvent être véhiculés par la musique sont des hymnes patriotiques.
Je déteste le show-business, je trouve les gens qui fréquentent ce milieu d'une méchanceté absolument insoutenable. Ils sont hargneux et jaloux, et moi je ne suis ni l'un ni l'autre.
J'aimerais que les pauvres aient tous des Rolls. Et moi, j'ai vendu la mienne. Voilà le travail socialiste.
Œuvres de Serge Gainsbourg
Amour sans amourAnna (1967), Un poison violent c'est ça l'amourAu pays des malicesAu pays des malicesBubble GumComic strip (1967)Dieu fumeur de Havanes (1980)Evguénie SokolovGainsbourg for ever de Franck Maubert (2005)Gainsbourg, Gilles Verlant, éd. Livre de Poche, 2000, p. 902Harley-DavidsonIndifférenteInitials B.B. (1968)Interview dans Le Monde du 1er juillet 1971.Jane Birkin - Serge Gainsbourg (1969), ElisaJe suis venu te dire que je m'en vais... (1991)Je t'aime, moi non plusJuif et DieuL'amour à la papaLa Javanaise