Auteur

Samuel Beckett

Avoir toujours été celle que je suis et être si différente de celle que j'étais!
Bien choisir son moment et se taire, serait-ce le seul moyen d'avoir être et habitat.
Chaque mot est comme une souillure inutile du silence et du néant.
Il est plus facile d'élever un temple que d'y faire descendre l'objet du culte.
Je dis je en sachant que ce n'est pas moi.
Je ne sais pas où je suis, je ne le saurai jamais, dans le silence on ne peut savoir, on doit juste avancer.
L'art a toujours été ceci - interrogation pure, question rhétorique moins la rhétorique.
L'habitude est une grande sourdine.
L'humanité ... est un puit à deux seaux. Pendant que l'un descend pour être rempli, l'autre monte pour être vidé.
La seule manière de parler de rien est d'en parler comme si c'était quelque chose, tout comme la seule manière de parler de Dieu est d'en parler comme s'il était un homme.
Le plus grand des pêchés est d'être né.
N'importe quel imbécile peut fermer l'oeil, mais qui sait ce que voit l'autruche dans le sable.
Nous naissons tous fous. Quelques-uns le demeurent.
On dit tout. Tout ce qu'on peut. Et pas un mot de vrai nulle part.
On ne peut pas tout avoir, je l'ai souvent remarqué.
Quand elles ne savent plus quoi faire, elles se déshabillent, et c'est sans doute ce qu'elles ont de mieux à faire.
Rien n'est plus drôle que le malheur... c'est la chose la plus comique du monde.
Se donner du mal pour les petites choses, c'est parvenir aux grandes, avec le temps.
Se taire et écouter, pas un être sur cent n'en est capable, ne conçoit même ce que cela signifie.
Toutes les choses qu'on ferait volontiers, qu'il n'y a aucune raison apparemment pour ne pas faire et qu'on ne fait pas! Ne serait-on pas libre?
Voilà l'homme tout entier, s'en prenant à sa chaussure alors que c'est son pied le coupable.
C'est le commencement qui est le pire, puis le milieu, puis la fin. A la fin, c'est la fin qui est le pire.
Le seul sport que j'aie pratiqué, c'est de suivre les enterrements à pied.
Rien n'est plus vrai que rien.
A force d'appeler ça ma vie je vais finir par y croire. C'est le principe de la publicité.

Œuvres de Samuel Beckett

Cap au pire (1991)En attendant Godot (1953)En attendant Godot (1953), IEn attendant Godot (1953), IIEn attendant Godot (1953), PozzoFin de partie (1957)L'InnommableL'Innommable (1949)Le Fou parle, n° 17.Le Monde et le Pantalon (1989)Malone meurtMalone meurt (1948)Mercier et Camier (1946)Molloy (1951)Murphy (1938)Murphy (1947)NouvellesNouvelles et textes pour rienNouvelles et textes pour rien (1944)Nouvelles et textes pour rien (1955)