Quand mon verre est vide, je le plains; quand mon verre est plein, je le vide.
Si les femmes étaient sans fesses, qu'est-ce que nous ferions de nos mains, pauvres humains ?
N'essayez pas de dire des choses définitives. D'abord vous ne sauriez pas, et puis, ensuite, il n'y a rien de définitif.
A quoi bon aujourd'hui faire - Ce qu'on peut faire demain?
Pour être complètement nue, il eût fallu garder tes bas.
Il vivait quand même, il faut croire - Bien que ce soit mourir un peu - A mon avis de ne pas boire - De ce joli vin du Bon Dieu.
Quelquefois on cause Art, Science, Politique. - La conversation prend un tour emphatique - Qui n'est pas sans danger... - Arrive le gigot... adieu les grandes phrases! - Chacun à son voisin dit: assez... tu me rases! - Parlons donc de manger.
Absinthe, je t'adore, certes! - Il me semble, quand je te bois, - Humer l'âme des jeunes bois, - Pendant la belle saison verte.
Avec nos chiennes épagneules - Dans le wagon des dames seules - Nous étions quarante fumeurs.
Oh! pour tous les errants, - Poètes, chiens et fous, - Le gaz aux yeux roux, - La lune aux yeux blancs.
Ah! la promenade exquise - Qu'ils ont faite, tous les deux, - Mon corps, ce monstre hideux, - Mon âme, cette marquise.
Écarquille tes yeux à la beauté des choses ; Nourris-toi du parfum de la femme et des roses ; Bois comme un banc de sable, et sois bon comme un chien, Et tâche de mourir bien.
Œuvres de Raoul Ponchon
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