En amour comme en toutes choses, il faut saisir l'occasion et n'obéir qu'à des penchants honorables et légitimes.
Il est des circonstances où la vérité ne doit pas montrer sa face à découvert.
L'homme habile a d'autant plus de talent qu'il n'a pas recours à de vains artifices.
Le bonheur ne fleurit pas pour ceux qui suivent des chemins obliques.
Le mortel qui joint une santé florissante à la richesse et à la gloire doit se garder d'envier le sort des dieux.
Le silence est la plus haute sagesse de l'homme.
Ne révèle pas aux autres le malheur qui te frappe.
Qui frappe reçoit des coups, telle est la règle.
Sachons donc borner notre ambition: c'est un funeste délire que de soupirer après ce qu'on ne peut atteindre.
Saisir l'à-propos est, en toutes choses, le plus grand mérite.
Le temps même, père de toutes choses, ne saurait faire qu'elles n'aient pas été accomplies.
Jamais le renard fauve et les lions rugissants n'échangeront entre eux leur nature.
Le succès est dans la main de la divinité.
O mon âme, n'aspire pas à la vie immortelle, mais épuise le champ du possible!
Il est aisé d'ébranler une cité; les plus vils manants en sont capables. Mais la rétablir en son état, voilà qui est difficile, si la divinité ne vient, comme un bon pilote, digirer les rois.
L'homme est le rêve d'une ombre.
La loi, reine du monde, des hommes et des dieux.
Rêve d'une ombre, voilà l'homme!
Plus grande est la foule, plus aveugle est son coeur.
Il est des circonstances où la vérité ne doit pas montrer son visage à découvert et le silence fut toujours chez les mortels le fruit de la haute sagesse.
Si un mortel jouit d'un bonheur sans mélange, si ses richesses sont suffisantes et s'il y joint la gloire, qu'il n'aspire pas à devenir dieu.
Je verse aux héros triomphants le nectar de mes vers, présent des Muses, doux fruit de mon esprit, et je réjouis le coeur de ceux qui ont ceint la couronne d'Olympie et de Delphes. Heureux celui qu'entoure une glorieuse renommée !
Mais il y a une mesure en toutes choses, et savoir la saisir à propos est la première des sciences.
Le premier de tous les biens, c'est une heureuse fortune; le second, c'est une bonne renommée; et celui qui les rencontre et les saisit tous deux ceint son front de la plus éclatante couronne.
Le dégoût et les soucis naquirent de l'abondance.
Œuvres de Pindare
Cinquième OlympiqueDeuxième Olympique, 19Fragment, 49Huitième Pythique, 95Les NéméennesLes OlympiquesLes PythiquesOnzième Olympique, 20Première PythiqueProverbe des Odes néméennes (24-Ve s. av. J.-C.), VIIQuatrième Pythique, 272-274Septième OlympiqueTreizième OlympiqueTreizième Olympique, 104Troisième Pythique, 61VIIe Pythique