Auteur

Philippe Néricault, dit Destouches

Je ne vous dirai pas: «changez de caractère», - car on n'en change point, je ne le sais que trop. - Chassez le naturel, il revient au galop.
Il est bon quelquefois de s'aveugler soi-même, - Et bien souvent l'erreur est le bonheur suprême.
La critique est aisée et l'art est difficile. - C'est là ce qui produit ce peuple de censeurs, - et ce qui rétrécit les talents des auteurs.
Les absents ont toujours tort.
Par les airs du valet, on peut juger du maître.
Plus haute est la faveur et plus prompte est la chute.
Quand on fait trop le grand, on paraît bien petit.
Chassez le naturel, il revient au galop.
La critique est aisée, et l'art est difficile.
Pour un amant bien tendre il n'est rien d'impossible.
La curiosité, sans vouloir vous déplaire, - Est souvent de l'amour la compagne ordinaire.
Il ne faut plus douter du pouvoir de l'amour. - Après tous les effets qu'il opère en ce jour.
L'amour excuse tout.
On trouvait tout chez vous, on n'y trouve plus rien; - Et l'on perd ses amis, en perdant tout son bien.
Mon repos, mon bonheur, sont votre heureux ouvrage. - Pour comble de bienfaits, vous m'avez rendu sage; - Et je vais éprouver daus les plus doux liens, - Qu'une femme prudente est la source des biens.
L'amour assortit tout, et mon âme ravie trouve en vous ce qui fait le bonheur de la vie.
Je hais, je fuis ces gens qui font les délicats, - Dont la fière grandeur d'un rien se formalise, - Et qui craint qu'avec elle on ne familiarise; - Et ma maxime, à moi, c'est qu'entre bons amis, - Certains petits écarts doivent être permis.
Qu'un coeur innocent sait mal se déguiser.
Le plus grand des défauts, c'est la pédanterie.
L'avarice est une passion qui croît en vieillissant.
L'amour est tout puissant s'il règne avec l'estime.
Dès que je le voudrai, - En esclave à mes pieds je le rappellerai. - Tel est de la vertu l'ascendant légitime. - L'amour est tout-puissant, s'il règne avec l'estime.
Oui, oui, trompons celui qui trahit son ami: - Il faut, avec un fourbe, être fourbe et demi.
Les grands perdent toujours à se glorifier.
Le mérite tient lieu des plus nobles aïeux.

Œuvres de Philippe Néricault, dit Destouches

L'Ambitieux et l'indiscrète (1737)L'Ambitieux, I, 7L'Homme singulier (1764)L'Homme singulier (1764), III, 3L'Ingrat (1712), V, 1L'Obstacle imprévu, I, 6, NérineLa Force du naturel (1750), IV, 12Le Dissipateur, ou l'honnête friponne (1753), II, 10Le Dissipateur, ou l'honnête friponne (1753), III, 2Le Dissipateur, ou l'honnête friponne (1753), IV, 2Le Dissipateur, ou l'honnête friponne (1753), V, 13, Le ComteLe Dissipateur, ou l'honnête friponne (1753), V, 16, CléonLe Dissipateur, ou l'honnête friponne (1753), V, 3Le Dissipateur, ou l'honnête friponne (1753), V, 9Le Glorieux (1732)Le Glorieux (1732), II, 4, LisetteLe Glorieux (1732), II, 5, PhilinteLe Glorieux (1732), IIILe Glorieux (1732), III, 3Le Glorieux (1732), III, 5, Lisette