Auteur

Philippe Bouvard

Les femmes sont la seule chose qu'un milliardaire ne puisse s'offrir en levant seulement le petit doigt.
Les hommes sont comme les vins: lorsqu'ils deviennent meilleurs en vieillissant, c'est qu'ils sont d'une très grande qualité.
Les impôts ont été inventés pour que tout le monde n'ait pas envie de réussir.
Les inégalités sociales seraient beaucoup plus nombreuses si les pauvres ne vivaient pas au-dessus de leurs moyens.
Les prostituées sont des femmes qui ne demandent pas qu'on les invite à dîner avant de passer à un autre genre d'exercice.
Lorsqu'on dit d'une femme qu'elle n'a pas froid aux yeux, c'est qu'on pense qu'elle a le feu quelque part.
Lorsqu'on vit trop à crédit, les ardoises deviennent des tuiles.
Ne dites jamais à un homme d'Etat ou à un grand patron qu'il a su préparer sa succession. Si vous voulez lui faire vraiment plaisir, bornez-vous à prédire qu'après lui ce sera le chaos.
Ne pouvant, par la taille ni l'esprit, dépasser les autres, j'ai pris l'habitude de me dépasser moi-même. Cela ne va pas loin.
Nous vivons dans un monde où l'échec des autres devient plus important que notre propre réussite.
Nous vivons dans une société hypocrite où l'intérêt particulier tient lieu de motivation générale.
On appelle «mauvaise foi» les convictions d'autrui qu'on ne partage pas...
On devrait essayer les hommes comme les chaussures. Si ça va, on les garde. Si ils vous cassent les pieds, on les rend le lendemain matin.
On devrait se méfier davantage des promesses des hommes politiques puisqu'ils ne peuvent nous faire de cadeaux qu'avec ce qu'ils nous prennent.
On n'a pas l'âge que donne l'état civil mais celui qu'accordent les contemporains.
On ne doit jamais craindre d'avouer son ignorance: elle suscite toujours des aides inespérées.
Qu'est ce qu'un DJ? C'est un jeune homme courageux qui se déplace à l'aveugle dans la pénombre en attendant de devenir sourd!
Quand j'observe l'extraordinaire liberté dont bénéficient les jeunes, je me demande si on ne les a pas privés du même coup de la grisante sensation du plaisir défendu.
Quand le comique disjoncte, le courant passe.
Quand on est connu, aujourd'hui, le simple fait de se promener en public sans lunettes noires constitue presque un attentat à la pudeur.
Quel plus bel exemple de l'incommunicabilité moderne que le spectacle des automobilistes dans leurs véhicules: ceux qui roulent deux par deux ne disent pas un mot et ceux qui n'ont pas de passager parlent tout seuls...
Qui a dit que les absents avaient toujours tort? Chez nous, on ne dit du bien des gens, on n'en écrit sur eux, que lorsqu'ils ont disparu.
Rien de tel que les faiblesses des grands hommes pour rassurer les petits.
Rien ne m'exaspère davantage que les gens qui parlent sans cesse d'eux-mêmes sous prétexte que c'est le seul sujet qu'ils connaissent. On perd, en les écoutant, un temps précieux qu'on pourrait consacrer à sa propre personne.
Rien ne me fait douter davantage de la fameuse égalité des chances que l'héritage.

Œuvres de Philippe Bouvard

Bouvard de A à Z (2014)Douze mois et moi (1978)Douze mois et moi (1978), MarsJournal 1992-1996Journal 1997-2000Le Journal de Bouvard, 1992-1996 (1997)Lettre ouverte aux marchands du Temple (1967)Maximes au minimumMaximes au minimum (1999)Mille et une pensées (2005)ProverbesRéactions à la mort de Jean Yanne, le 23 mai 2003.TF1 le 18 août 2000, Nos meilleurs momentsTF1 le 5 avril 2002, 25 ans des \"Grosses Têtes\"Tous des hypocrites, sauf vous et moi (1979)Un oursin dans le caviar (1973)