Auteur

Paul Guth

La chance est la forme laïque du miracle.
Paris avait alors un tel prestige aux yeux de la province que la bonne société s'efforçait de modifier son accent pour « parler pointu »
Oui, les femmes sont les égales de l'homme. Mais, de grâce, qu'elles ne deviennent pas leurs singes !
Des imprudentes ont même envoyé paître leur soutien-gorge en oubliant que les seins aussi obéissent à la pesanteur.
La femme se libère de l'homme. Mais surtout de l'enfant, sacrifié, saccagé.
Sur le couple. Des espèces de frère et soeur légalement et mollement incestueux, entre le frigidaire et la télé.
Oh! ces chapeaux, ces bibis, ces bitos, quels amours! sursauta Léone.
Je m'abandonnais parfois à des mouvements d'impatience. J'explosais en vulgarités qui débondent.
Tuer les nuances c'est tuer la liberté, l'appétit de créer, l'amour, le bonheur. C'est déchirer la trame étincelante de la vie et la changer en haillon.
Les mentalités sont plus difficiles à changer que l'ordre politique.
« Veinard, va ! » dit-on en nous tapant dans le dos. Comme si nous étions complices d'une canaillerie.

Œuvres de Paul Guth

Jeanne la minceJeanne la mince (1960)La chanceLa chance (1963)Le Naïf sous les drapeaux (1954)Lettres à votre fils qui en a ras le bol (1976)Notre drôle d'époque comme si vous y étiez