Auteur

Natsume Soseki

Déjà trente ans, je me sens vieux. - Le soleil s'attarde encore... - Satisfaite, mon âme musarde - Et, à loisir, je regarde - Tomber, tomber les fleurs...
Mon amour a la couleur de la nuit - Couleur des ténèbres - Que vient visiter la lune.
Vent d'automne colore les feuilles - Est-ce lui qui a posé sur ma tête - Le premier cheveu blanc.
Sur l'aile du vent - Légère et lointaine - L'hirondelle.
Pagode élancée dans le ciel - Et plus haut - Les feuilles mortes que le vent soulève.
Une maison - Perce dans le silence - Le secret de la neige.
Vent d'hiver - Qui précipite dans la mer - Le soleil couchant.
Le temps s'étire - Soirée de pluie printanière - Et moi je songe.
Lune solitaire - Abandonnée à la nuit - Qui donc vous regarde.
Dialogue intime et familier - Si nuit d'automne plus longue était - Comme les deux se réjouiraient.
La science serait-elle un art - L'art de fabriquer - Les feux d'artifice...
Eau de printemps - La roche étreint - Jamais ne s'empare.
Les hommes meurent - Les hommes vivent - Passent les oies sauvages.
Demandez au vent - Quelle feuille tombera - La première.
Lumière éteinte - Du ciel limpide une étoile se détache - Et entre par la fenêtre.
Je l'ai mis en terre - Là où le vent d'automne - N'atteindra pas son oreille.
Averse de printemps - L'un contre l'autre ils vont - Un parapluie pour deux.
Serait-ce déjà l'aube - Longue encore est la nuit - Mais si claire la lune.
Tout artiste est précieux car il apaise le monde humain et enrichit le coeur des hommes.
Sans doute l'ombre du démon de la vie réelle est-elle toujours à hanter la recherche de la beauté.
Au-delà d'une certaine dose de ragots, l'odeur du monde d'ici-bas vous pénètre par tous les pores et votre corps s'alourdit de cette crasse-là.
C'est un imbécile et un malade, mais c'est mon maître. Il y a des poètes qui font grand cas de la reconnaissance due à celui qui leur permet de manger même un chat peut alors penser à son maître.
Un miroir est un alambic à vanité et en même temps un stérilisateur d'orgueil. Aucun objet n'excite plus un imbécile qui se tient devant lui avec la tête pleine de suffisance.

Œuvres de Natsume Soseki

Choses dont je me souviens (1910-1911)HaikusJe suis un chat (1905-1906)Oreiller d'herbe (1906)Oreiller d'herbe (1987)Poèmes, Méditation