Le marxisme est l'ensemble des contresens qui ont été faits sur Marx.
Ce qui se sent sans que ce soit par l'intermédiaire d'un sens est dans son essence affectivité.
L'affectivité a déjà accompli son oeuvre quand se lève le monde.
La souffrance forme le tissu de l'existence, elle est le lieu où la vie devient vivante, la réalité et l'effectivité phénoménologique de ce devenir.
Mais la joie n'a rien au sujet de quoi elle puisse être joyeuse. Loin de venir après la venue de l'être et de s'émerveiller devant lui, elle lui est consubstantielle, le fonde et le constitue.
Le spectacle de la beauté qui s'incarne dans un être vivant est infiniment plus émouvant que celui de l'oeuvre la plus grandiose.
La barbarie est une énergie inemployée.
Ce n'est donc pas l'autoréalisation que l'existence médiatique propose à la vie, c'est la fuite, l'occasion pour tous ceux que leur paresse, refoulant leur énergie, rend à jamais mécontents d'eux-mêmes d'oublier ce mécontentement.
La communauté est une nappe affective souterraine et chacun boit la même eau à cette source et à ce puits qu'il est lui-même - mais sans le savoir, sans se distinguer de lui-même, de l'autre ni du Fond.
Aucune abstraction, aucune idéalité n'a jamais été en mesure de produire une action réelle ni, par conséquent, ce qui ne fait que la figurer.
Naître, ce n'est pas venir dans le monde. Naître, c'est venir dans la vie.
J'entends à jamais le bruit de ma naissance.
Aucun objet n'a jamais fait l'expérience d'être touché.
La vie est incréée. Etranger à la création, étranger au monde, tout procès conférant la Vie est un procès de génération.
Œuvres de Michel Henry
C'est moi la Vérité. Pour une philosophie du christianisme (1996)Du communisme au capitalisme. Théorie d'une catastrophe (1990)Incarnation. Une philosophie de la chair (2000)L'Amour les yeux fermés (1976)L'Essence de la manifestation (1963)La Barbarie (1987)Marx (1976)Paroles du Christ (2002)Phénoménologie matérielle (1990)