Ce n'est donc pas l'autoréalisation que l'existence médiatique propose à la vie, c'est la fuite, l'occasion pour tous ceux que leur paresse, refoulant leur énergie, rend à jamais mécontents d'eux-mêmes d'oublier ce mécontentement.
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L'affectivité a déjà accompli son oeuvre quand se lève le monde.
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À lire aussi de Michel Henry
Mais la joie n'a rien au sujet de quoi elle puisse être joyeuse. Loin de venir après la venue de l'être et de s'émerveiller devant lui, elle lui est consubstantielle, le fonde et le constitue.
Le spectacle de la beauté qui s'incarne dans un être vivant est infiniment plus émouvant que celui de l'oeuvre la plus grandiose.
La communauté est une nappe affective souterraine et chacun boit la même eau à cette source et à ce puits qu'il est lui-même - mais sans le savoir, sans se distinguer de lui-même, de l'autre ni du Fond.
Naître, ce n'est pas venir dans le monde. Naître, c'est venir dans la vie.
Dans la même œuvre
Ce qui se sent sans que ce soit par l'intermédiaire d'un sens est dans son essence affectivité.
La souffrance forme le tissu de l'existence, elle est le lieu où la vie devient vivante, la réalité et l'effectivité phénoménologique de ce devenir.
Mais la joie n'a rien au sujet de quoi elle puisse être joyeuse. Loin de venir après la venue de l'être et de s'émerveiller devant lui, elle lui est consubstantielle, le fonde et le constitue.