Auteur

Maurice Magre

Je ne veux plus avoir que l'amour de ma mère, - Redevenir en lui comme un petit enfant, - M'assoir à ce foyer d'où vient toute lumière, - Mettre à ce reposoir le bouquet de mes ans.
Les paroles d'amour sont comme les flèches lancées par un chasseur. Le cerf qui les a reçues continue à courir et l'on ne sait pas tout de suite que la blessure est mortelle.
J'ai peur de celle-là qui n'a jamais menti: - Elle peut être indifférente, étant fidèle. - L'amour est trop souvent par la vertu trahi - Et la femme qui ment est toujours la plus belle.
La sagesse n'est pas capricieuse comme la fortune, mais elle passe bien moins souvent.
Au jardin de ma chambre, ô mes chagrins, montez ! - Ces jaunes fleurs de nuit sont pour moi les plus belles... - La jeunesse et l'amour vont bientôt me quitter, - Mais vous, belles de nuit, vous êtes éternelles.
Si j'ai pu l'oublier, c'est qu'elle fut fidèle - Et qu'elle m'a souri même en ne m'aimant plus. - Un jour je lui dirai ce que je pense d'elle - Quand je pourrai parler sans être trop ému.
Je serai doux, timide, obéissant et sage. - Le silence de Dieu me parlera tout bas. - Je boirai longuement comme on boit un breuvage - L'ancienne volupté d'être pris dans des bras.

Œuvres de Maurice Magre

La luxure de Grenade (1926)Le Livre des Visions Divines (1943)Le Parc des Rossignols (1940), Le parfait amourLe parc des rossignols, Le parfait amourLes Belles de Nuit (1913)Les Belles de Nuit (1913), Si j'ai pu l'oublierLes Lèvres et le Secret (1905-1906)