Auteur

Louis Antoine Léon de Saint-Just

Ce qui produit le bien général est toujours terrible, ou paraît bizarre lorsqu'on commence trop tôt.
Celui qui dit qu'il ne croit pas à l'amitié, ou qui n'a point d'amis, est banni.
Ceux qui font des révolutions à moitié n'ont fait que se creuser un tombeau.
Il faut ramener toutes les définitions à la conscience: l'esprit est un sophiste qui conduit les vertus à l'échafaud.
Je méprise cette poussière qui me compose et qui vous parle; on pourra la persécuter et faire mourir cette poussière! Mais je défie qu'on m'arrache cette vie indépendante que je me suis donnée dans les siècles et dans les cieux.
L'art de gouverner n'a produit que des monstres.
L'empire est aux flegmatiques.
Le bonheur est une idée neuve en Europe.
Le prix d'éloquence sera donné au laconisme.
Les longues lois sont des calamités publiques.
Les tyrans périssent par la faiblesse des lois qu'ils ont énervées.
Les vertus farouches font les moeurs atroces.
On ne peut point régner innocemment: la folie en est trop évidente.
On ne peut régner innocemment.
Soyons ingrats si nous voulons sauver la patrie.
Il n'y a que ceux qui sont dans les batailles qui les gagnent.
Quand tous les hommes seront libres, ils seront égaux; quand ils seront égaux, ils seront justes.
Quand tous les hommes seront libres, il seront égaux; quand ils seront égaux, ils seront justes.
Chez les peuples vraiment libres, les femmes sont libres et adorées.
Un peuple est libre quand il ne peut être opprimé ni conquis, égal quand il est souverain, juste quand il est réglé par des lois.
Les institutions sont la garantie du gouvernement d'un peuple libre contre la corruption des moeurs, et la garantie du peuple et du citoyen contre la corruption du gouvernement.
La servitude consiste à dépendre de lois injustes; la liberté de lois raisonnables.
Tout le monde veut gouverner, personne ne veut être citoyen. Où est donc la cité?
Un peuple n'a qu'un ennemi dangereux, c'est son gouvernement.
Pas de liberté pour les ennemis de la liberté.

Œuvres de Louis Antoine Léon de Saint-Just

Au club des Jacobins, 4 novembre 1792Discours sur la Constitution à donner à la FranceDiscours à la Convention nationale, 13 novembre 1792.Discours à la Convention, 24 avril 1793Discours à la Convention, 24 avril 1793, Sur le jugement de Louis XVI, 13 novembre 1791Débats de la Convention nationaleEsprit de la Révolution et de la Constitution en France (1791)Fragments sur les institutions républicainesFragments sur les institutions républicaines (1800)L'esprit de la RévolutionMot de Saint-Just adressé à Robespierre.Rapport à la Convention, 3 mars 1794Rapport à la convention, 10 octobre 1793Théorie politique