Auteur

Louis Antoine Léon de Saint-Just

Vous avez porté des lois contre les accapareurs; ceux qui devroient faire respecter les lois accaparent.
Osons! Ce mot renferme toute la politique de cette heure.
On ne peut point régner innocemment: la folie en est trop évidente. Tout roi est un rebelle et un usurpateur.
Tous les arts ont produit des merveilles: l'art de gouverner n'a produit que des monstres.
On veut bien être rigoriste en principes, lorsqu'on détruit un mauvais gouvernement: mais il est rare que, si l'on vient à gouverner soi-même, on ne rejette bientôt ces mêmes principes pour y substituer sa volonté.
Tant que vous verrez quelqu'un dans l'antichambre des magistrats et des tribunaux, le gouvernement ne vaut rien.
Les malheureux sont les puissances de la terre ; ils ont le droit de parler en maîtres aux gouvernements qui les négligent.
Quel gouvernement que celui qui plante l'arbre de la liberté sur l'échafaud, et met la faux de la mort entre la main de la loi !

Œuvres de Louis Antoine Léon de Saint-Just

Au club des Jacobins, 4 novembre 1792Discours sur la Constitution à donner à la FranceDiscours à la Convention nationale, 13 novembre 1792.Discours à la Convention, 24 avril 1793Discours à la Convention, 24 avril 1793, Sur le jugement de Louis XVI, 13 novembre 1791Débats de la Convention nationaleEsprit de la Révolution et de la Constitution en France (1791)Fragments sur les institutions républicainesFragments sur les institutions républicaines (1800)L'esprit de la RévolutionMot de Saint-Just adressé à Robespierre.Rapport à la Convention, 3 mars 1794Rapport à la convention, 10 octobre 1793Théorie politique